Ib. 7. — Cf. 1 M. ni
DU MAniAGE. 471
noces aux prêtres (Lev. 21, 13) et aux filles de prêtres (ib. 22, 13). Or nous sommes tous prêtres de par Jésus-Christ; comme tels tenus à la monogamie : l'ancienne Loi nous prophétisa dans la personne de ses prêtres. L'Évang-ile offre des exemples encore plus éclatants ' : sur le seuil même nous rencontrons ces deux prêtresses de la sainteté chrétienne, la monogamie et la virginité, représentées l'une par Zacharie, l'autre par Jean son fils. La mère du Christ était vierge; elle devait connaître un seul époux après son enfantement ^, pour montrer en sa personne les deux formes de la sainteté. Plus loin, nous trouvons Siméon. les Apôtres, tous vierges^ à l'exception de Pierre, qu'on doit présumer ne s'être marié qu'une fois. Et comment le Christ eût-il confié son Eglise à des hommes qui n'auraient pas donné l'exemple delà chasteté? Ce ne sont là, dira-t-on, que des conjectures. Mais voici plus '*. Jésus-Christ a supprimé la tolérance du repndiiim, et ramené le mariage à son indissolubilité primitive (Mat. 19, 6 sq.i. Dès lors, la mort, pas plus que le renvoi, ne saurait rompre le lien conjugal. Se remarier, soit après renvoi, soit après la mort d'un conjoint, c'est commettre un adultère : devant Dieu, la mort ou le renvoi, c'est tout un. Vous direz : Mais la femme ne peut plus pécher envers un mari qui n'est plus. Sans doute, mais elle pèche contre elle-même et contre son propre corps. Il y a plus : les secondes noces lui