‹ La théologie de TertullienChapitre 415 sur 455 · Monoff · texte numérisé non relu

Monoff

o. Sed liic parcoi'c s(^ dicit ilii'^; alioqiiia ))r(»ssiirain carnis subsccutulain prae angiistiis tcniporum impediiiioiita matrinionii recusantibus; (luin potius di^ Domino soUicitudiiioin habcndani proniorondo qiiain de luai'ito, l'^t ita rovoeat, quod pormisit.

DU m.vi!ia(;e. 473

le passé ' ; ainsi Ton y trouve lautorisation d'innombrables mariages. Mais il n'y a là en réalité qu'une réponse particulière de saint Paul à la consultation de néophytes qui lui demandaient comment concilier leur situation présente avec la foi qu'ils venaient d'embrasser : ainsi doit-on l'entendre, si on ne veut pas le trouver en conlradiction avec lui-même. On a prétendu aussi ^, par une argumentation « très subtile », restreindre aux clercs le précepte apostolique de la monogamie. Mais d'où sortent les évêques et les clercs, sinon des rangs du peuple chrétien? Les chrétiens sont tous prêtres, selon l'Apocalypse (Ap. 1, 6; 5, 10), et savent bien s'en souvenir lorsqu'il s'agit de tenir tête au clergé; ne l'oublieront-ils que lorsqu'il s'agira d'assujettir tout le monde à la discipline ecclésiastique? Kn édictant ces lois, F Esprit-Saint n'a voulu que montrer, à propos des chefs de l'Église, ce que doivent être tous les chrétiens. Il prévoyait qu'il se trouverait des gens pour dire : « Aux évêques tout est permis ». Cette belle morale porte ses fruits : tel évêque est tombé sous le coup de la loi Scantinia ■'*. Des hommes remariés ' osent présider l'assemblée des fidèles, insultant à l'Apôtre, ou du moins ne rougissant pas tandis qu'on lit devant eux cette parole qui les condamne. Si l'on commence à mettre les évêques en dehors de la loi commune, il ne faut pas s'arrêter en si beau chemin, mais supprimer pour les laïques, avec le précepte de la monogamie, tous les autres préceptes formulés pour les évêques (1 ïim. 3, 2 sq.). — Mais 1 Tim. 5, 14 '■', l'Apôtre recommande ouvertement les secondes noces? Ceci ne concerne que certaines jeunes veuves, converties durant leur veuvage '"'. En leur permettant un mariage chrétien, l'Apôtre a voulu mettre leur foi à couvert, non lâcher la bride à toutes leurs fantaisies. — Rom. 7, 2. 3, rA])ôlre a encore paru autoriser les secondes noces. En réalité, il dit tout le contraire.

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