Ib
5. Ib. 15. — Hf-aucoiip plus sf-vèi-f paraît avoir ('tt' lo joùne du montaniste Alcibiadc dans les prisons de Lyon (Eusèbo. //. /:'. 5, 3, i) : «âvj aùyjxrioov ptoOvxo; P;ov y.al [xyioevô; o)o); tô TrpoTîpov [xs'ra/ajj.CâvovTo;, à/.X' y; oiçxut iaÔvw y.atuoaTi 7pw(X£vo'j, TTEtpojpiévou te y.al èv ifi elpy-TÎ; outw S'.dtye'.v. Il ost vrai (pi'il paraissait y mettre linéique orgueil, et c'est de quoi ses compaj^nons de captivité le reprirent : 'AxTaXw... à'Trey.aX'jçôr) oti [xt; y.a)w; notoîr) 6 'A).y.ipiâÇr,; y-Y, /otojj.:vo; toî; xt'Tîaoct'. toO (-UoO xal «),),0'.; t-jTcov (jy.avoâÀou 'jnolz'.T.o- [xâvo;.
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l'hérésie ont pu avoir pour effet de stimuler le zèle des catholiques pour le jeûne. Toujours est-il que la question passionnait les esprits : la secte avait osé, la première, légiférer sur un point que l'Eglise abandonnait encore à l'initiative individuelle ^ .
Au sujet de l'observance dominicale, on a cru remarquer une différence entre le langage de Tertullien orthodoxe et celui de Tertullien montaniste. Orthodoxe, il opposait soigneusement la coutume chrétienne à la coutume juive "'; il insistait sur le caractère provisoire et symbolique de la prescription relative au sabbat lEx. 20, 8sq), et sur les dérogations autorisées par Dieu même '. Montaniste, il revient sur la question du repos sabbatique '', et précise la notion des œuvres serviles; mais c'est pour ajouter aussitôt que Jésus-Christ n'est pas l'ennemi du sabbat, que sur ce point, comme sur tant d'autres, il est venu parfaire la loi du Créateur, non l'abolir. Ce langage nouveau a paru déceler une influence orientale, et l'intention de ne jeter aucun discrédit sur les rites propres des montanistes, attachés au jour du sabbat. Mais quelle que fût la pratique des montanistes d'Orient, il est indubitable que ceux de Carthage demeuraient attachés à l'observance dominicale ''. La raison du langage tenu par Tertullien dans l'Antimarcion doit être cherchée dans les besoins de sa polémique : il fallait ôter à l'hérétique
1. Sur le jeûne un jtoiiit «le vui^ catholique, voir c. VI, § 5, p. 300, et c. YII, S 2, p. 313. — iM. Rolffs {Urkunden ans dein anIimonUinislichen Kampfe des Abendlandes, dans T. u. U. 12, -1 (1895), p. 1-49) cherche à établir que dans Jej., comme dans Pi»/., Tertullien en veut au pape Calliste, et la supposition n'a rien d'invraisemblable, puisque la communauté montaniste de Cartiiage était mal vue à Rome et suspecte d'hérésie. Mais la foi-me précise donnée à la thèse, et surtout l'essai de reconstruction d'un j)rétendu édit de CaUiste sur le jeûne, font vraiment trop de part à la critique divinatoire.