Pud
après pénitence, les péchés d'adultère et de fornication. » Et où aiïichera-t-on cet édit? Sans doute à la porte des mauvais lieux? Non pas, mais on le lira dans l'église môme. Indigne attentat envers l'épouse immaculée du Christ; et, pour TertuUien, nouvelle raison de rompre avec les psychici. On l'accusera de renier son passé : mais il aime mieux demeurer fidèle à la vérité, avec une élite, que d'errer avec le grand nombre. Cette chasteté chrétienne, jadis illustre même parmi les païens, on a pris à tâche de la discréditer. Les mêmes hommes qui offrent ces faciles pardons, autorisent les secondes noces : ils absolvent l'incontinence, après lui avoir ôté toute excuse par la facilité de multiples mariages. Plus sévères, les disciples du Paraclet ferment la porte de l'église aux bigames; ils la ferment pareillement aux adultères et aux débauchés ' .
Comment les psychici en sont-ils venus en cet excès d'indulgence? - Par l'abus des textes scripturaires sur la miséricorde divine. Ils oublient que d'autres textes, non moins forts, maintiennent les droits imprescriptibles de la justice. Sans prolonger à ce sujet un débat inutile, l'auteur distingue d'après saint Jean (1 Joan. 5, 16) deux sortes de fautes : fautes rémissibles, et fautes mortelles ou irrémissibles, en ce sens du moins que Dieu s'en est réservé la rémission ^. Que l'impudicité soit de ce nombre '', on n'en peut douter, quand on
1. M. Ilugo Koch {Die Biisserentlassung in der abendlancUichen Klrclie, dans Tii/nnr/er Iheol. Qitartalscfirifl, t. 82 (1900), p. 181-531) a fort bien iiiontri^ qu'il ne s'agit pas ici d'un ronvoi des p<'aitents api'ès une partie de l'oflice divin : l'Iiypothèse d'une utissa pacnilenlium, correspondant àla ïiùssa caleclwtnenorum, ne repose que sur une fausse assimilation. Le même auteur réduirait volontiers à de simples métapiioi-es ci}s expressions : foris, liiitilcm liminis (1), pro foribus ecdesiae (o), non modo limine, veruin oinni ccclasiae teclo submovenius (1). Cette partie di' sa thèse nous parait beaucoup moins solide : l'enscMabie des tV'moignages di' TiMiullicii et auti'cs donne bien plutôtà entendre que les p('nitents i''taient efleetix rment rel(''gu(''s à la porte de Tôglise, et n'assistaient que de loin à la C('l(''bration de l'Eucharistie. — Le mémoire de ;M. KocIi a l't/' condep-sé par M. l'abbé Boudinhon : A" nthm paenitent'mm, dans II. II. L. H. 7 (liXfJ) p. 1 Sr|.
,'. Pnd. 2.