‹ La théologie de TertullienChapitre 428 sur 455 · Ib · texte numérisé non relu

Ib

4. Ad angt^luia Thyatirenoriim Spiritus mandat habero se advoisiis eum quod teneret mulierem Jczabcl, quaf se proplu'tin dicit et docet atqiie seducit servos meosadfornicanduni et edeiiduni de idolothNtis :etlargitus sum illi tomporis spatium ut paenitentiam iniret, nec vult eam inire nomino fornicationis...

5. Ilaec enim orit paenitontia, quam et nos dcberi quidem agnoscinius multo niagis, sed de venia Deo reservamus.

lui procurer ici-bas le pardon ^ Car les anathèmes de saint Jean sont terribles contre les fidèles qui tombent dans ces péchés (Apoc. 21, 7 sq ; 22, 14 sq). Les psi/chici n" ont rien non plus à tirer de 1 Joan. 1, 7 sq; 2, 1 sq. Saint Jean ne dit pas que le sang du Christ purifie de tout péclié les fidèles: mais qu'il a la vertu de préserver de tout péché ceux qui, une l'ois sanctifiés, persévèrent dans la lumière de leur baptême. Jésus- Christ s'est fait leur avocat avant le baptême : après le baptême, il se fait leur sauvegarde. Les enfants de Dieu pourront bien retomber dans ces fautes de fragilité dont nul n'est entièrement exempt et pour lesquelles le Christ obtient grâce; ils éviteront ces fautes mortelles pour lesquelles le Christ n'intercède pas, qui sont irrémissibles, et pour lesquelles nul ne doit intercéder: savoir: l'homicide, l'idolâtrie, la fraude, l'apostasie, le blasphème, enfin ladultère, la fornication et toute autre violation du temple de Dieu •^. Après les apôtres, Tertullien cite ex redundantia un compagnon des apôtres ^, saint Barnabe. Sous le nom de saint Barnabe, il apporte en réalité un texte de lépître aux Hébreux (O, 4-8), où il croit trouver contre l'impudique une malédiction irrévocable. 11 interprète dans le même sens divers symbolismes bibliques : la lèpre iLev. 13, 12 sq), la maison contaminée (Lev. 14, 36 sq), la servante violée (Lev. 19, 20).

Il vient d'être question de la doctrine des apôtres sur la rémission des péchés ''. Héritiers de la doctrine des apôtres, les chefs de l'Eglise prétendent bien l'être aussi de leur pouvoir. C'est ce que nie Tertullien ; et il consacre des dernières pages à combattre une telle prétention.

Le pouvoir est un charisme personnel conféré par lEsprit de Dieu. Jadis cet Esprit investit les apôtres, et leur communiqua le don des miracles. Si lespsychici prétendent avoir liérité du

1. Apiul nos, ut ethnicopar, iniino et super othnicum, haoreticus eliam per baptisiuji vci-itatis utroquc iioiiiiiic pur^atus adinittitur. — Tertullien veut donc que l'on rebaptise les h(''r(''tiqii('s. Toiitcrois il est à noter (|ue son assertion ne vaut ligonreuscnient (ju'à l'égard de l'usage niontaniste {Apud nos). Mais cf. c. VII, § 4, p. 'ii^, n. t.

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