‹ La théologie de TertullienChapitre 47 sur 455 · Voir c. III, S 3, p. 158 s<i · texte numérisé non relu

Voir c. III, S 3, p. 158 s<i

3. //. I. — Noeldeclien (p. 203-205) signalo des points de contact entre la doctrine de cet liérétique et celle du philosophe platonisant Xuniénios d'Apamée. — Tertullien attaquait déjà nonim(''nient Ilermogène. Prarxcr. 30 et 33. 11 y reviendra An. 3. 11." 21. 22. 24. — Voir Erich Ilointzei, Hermoffcnes der Hauptvertreter des plilloxoplihchen DuallsiDUR in drr allen Klrche. (Berlin, 1902, in-8.)

DIALISME d'hERMOGÈNE. 47

l'immutabilité divine: la seconde est démentie par l'existence du mal dans le monde : car un Dieu très bon n'a rien pu produire que de bon. Reste la troisième hypothèse : Dieu a lire le monde d'une matière préexistante, et cette matière est le principe du mal. A cette raison métaphysique. Hermogène ajoutait' un autre argument fondé sur les attributs relatifs de Dieu. Dieu, dit-il. a toujours été non seulement Dieu, mais Seigneur [Dominus . Or la qualité de Seigneur suppose un domaine actuel. Pour que ce domaine actuel ait toujours pu s'exercer, il faut admettre une matière coéternelle à Dieu.

Tertullien rétorque aussitôt ce dernier argument-. Que fait Hermogène, en supposant une matière éternelle ? En réalité, il installe en face de Dieu un autre Dieu, qui est la matière, et par là il porte atteinte à la majesté divine. Car cette majesté s'oppose à toute communication d'un de ses attributs : or l'éternité est un attribut propre de Dieu. En vain Hermogène répliquera'' : je n'accorde pas à la matière toute l'essence divine. Peu importe, répond Tertullien : l'essence divine est un tout qui n'admet point de partage : dès lors que vous en communiquez quelque chose à un être quelconque, elle y passe tout entière. Et n'objectez pas que l'Ecriture a dit : Vous êtes des dieux (Ps. 81. G; cf. Joan. 10, 34) '. Il s'agit là d'une simple communication par grâce, et en ce sens il appartient à Dieu, mais à Dieu seul, de faire des dieux. Hermogène est d'ailleurs condamné"' par tous les textes scripturaires où Dieu revendique l'excellence de sa nature (Deut. 32, 39. 40; Is. 41, 4 : 44.6 etc;. Si la matière n'a pas eu de commencement, elle peut reprendre à son compte tous ces textes, et s'attribuer tout ce qui fait la gloire incommunicable de Dieu. Car qui dit éternité, dit indépendance totale, donc inlinité". Praescribo non capere-ullam diniinulioneni et humiliationem qiiod sit aelernnm et innatuni : quia hoc et iJeuni facial totiis quantiis est, nnllo

■2. Ih. 1.

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