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DUALISME DHEiniOGÈXE. 49
changement. Quoi qu'il en soit, on ne supprime pas la nécessité de l'intervention divine '. Bailleurs il est de la dignité de Dieu d'agir librement-. En définitive, tout procède de sa volonté suprême"'. Toute la raison qu'a pu avoir Ilermogène '' d'admettre l'éternité de la matière, s'évanouit, puisque par là il n'arrive pas même à mettre Dieu hors de cause dans la question de lorigine du mal, et l'on est ramené à cette conclusion que Dieu a tiré toutes choses du néant. D'ailleurs son domaine souverain exige une indépendance absolue'^ dans son mode d'action (Rom. 11, 34. 351. S'il faut assigner un principe aux œuvres de Dieu*", que ce soit la divine Sagesse, enfantée par Dieu au début de ses voies Prov. 8:. Mais ce n'est point là un principe matériel, au sens strict. Hermogène a voulu retrouver un principe matériel' à la première ligne de la Genèse, où on lit : In principio fecit Deus caelum et terrain. Or les mots in principio renferment une simple indication chronologique: ils ne désignent pas plus un principe matériel que, dans cette phrase : in principio fecit /igulus peh'ini vel urnani, les mêmes mots ne désigneraient l'argile du potier. Au reste, l'Ecriture porte : in principio^. non ex principio. La même observation vaut pour le début de l'évangile de saint Jean : în principio erat Sermo.
Des trois principes d'opération : ^ qui facit, quod fit, ex quo
i. Ib. M.
0. Ib. 15. Mt'Uio le mal moral. Et Hormogène lui-môme écartait la solution consistant à dire que le mal était nécessaire à titre de repoussoir. 15 : Expugnat (|uarLindam argumentationes dicentium mala necessaria fuisse ad iiluminationein bonorum ex contrariis intellegendorum. ■ — Comment Tertullien e.\iili(iue le mal par la liberté de la créature, voir c. VI. r, 3. p. 2G9.