Ib. i
il. Sur rext'gèse de ces mots bi àpy.î;, voir lleintzel, 'y/?, cit. p. 37, Anm. \\i. Ariston de Pella et Théophile d'Antiociie {Ad .Aulolyc. 2, 10) les
TlIKOl.Or.lE DE TEUTLI.I.IEX. 4
50 THEOLOGIE DE TEIVTLLLIKX.
fit, les deux premiers sont nornmi's, le troisième passé sous silence : c'est qu'il n'existe pas, L'Écriture se serait expliquée ^ s'il y avait une matière préexistante. Ainsi en est-il dans la suite du récit de la Genèse, où l'on voit Dieu travaillant sur la terre qu'il a créée, L'Kcrilure ne se tait que sur le néant, et c'est au néant qu'on arrive, en dernière analyse ^, comme point de départ de l'opération divine. D'ailleurs une présomption ^ en faveur de la création ex nihilo résulte du futur anéantissement du monde, prédit en maints passages de l'Ecriture, On ne saurait admettre que, d'une matière sans commencement. Dieu ait tiré une œuvre destinée à périr, donc moins parfaite que son principe. Ilermogènc n'aperçoit pas les multiples contradictions où il tombe '', quand il essaye de décrire l'opération divine. Tout autre est la notion fournie par les prophètes et les apôtres -^ : là du moins apparaissent les attributs divins, sous leurs aspects multiples, que Tertullien désigne par les mots : Sophia, Valentia, Sensus, Sermo, Spù-itus, Virtus. La nature visible révèle les perfections invisibles de Dieu (Rom. 1. 20; 11, 331; si l'on remonte à son origine, on voit qu'elle sort du néant,
La réfutation d'Hermogène, qui pratiquement divinisait la matière, a fourni à Tertullien l'occasion de mettre en lumière les attributs physiques de Dieu. A propos de Marcion, il touchera aux attributs moraux.
3° L'hérésie de Marcion, comme celle d'Hermogène, avait pour point de départ un effort pour résoudre le problème du mal ". Mais tandis qu'Hermogène cherchait à combiner le
avaient expliqués : bi Aoyw. Mais ils ne s'étaient ]ias avisés d'y chercher un principe matériel.