‹ La théologie de TertullienChapitre 53 sur 455 · Ib · texte numérisé non relu

Ib

6. Ou la quinzièiiie, d'après 1 M. Itl et i .1/. 7. Si nos textes sont exacts, il faut admettre qu'ici TertuUien corrige taciteinent la donnée niarcionite. — Cf. d'ailleurs c. IV, p. \i\:,.

7. 207 ap. .1. C. {^e texte date r.Vntiiiifircion. du moins (punit au l"' livre

o'i Tiiiioi.o(;ii; DK TEirruMJiix.

que le Créateur a promis et qu'on attend toujours. Voilà donc, (le compte fait, neuf dieux, quoi qu'en dise Marcion. Mais le marcionisme se ravise ', et assigne à son dieu, comme domaine propre, les choses invisibles, le monde visible appartenant au Créateur. Comme s'il n'était pas plus naturel d attribuer, avec saint Paul (Col. 1, 16) l'un et l'autre domaine au Créateur, d'autant que ce Dieu a fait ses preuves dans la production du monde visible, et que la diversité éclate partout dans son œuvre (Eccli. il, 14; Is. 45,7). — 11 suffit à notre dieu ^, disent les marcionites, d'avoir opéré la rédemption de Ihomme. — Prouvez donc d'abord qu'il existe; puis nous verrons s'il a racheté le genre humain. En attendant nous refusons d'admettre que, existant dès l'origine des temps, il ne se soit pas révélé, quand l'homme avait un si pressant besoin de secours. — 11 est vrai, reprennent-ils, notre Dieu ne s'est pas révélé dès le commencement'', ni par voie de création, mais il s'est manifesté à son heure par Jésus-Christ. — Ainsi l'Esprit du salut est descendu du ciel l'an 15 de Tibère, et sous Antonin le pieux, c'est-à-dire plus de 115 ans après Tibère, Marcion Ta fait connaître. Sa prétendue manifestation par le Christ était donc jusque-là non avenue, car, il faut bien le remarquer, la séparation de la Loi et de l'Evangile est l'œuvre propre et principale de Marcion. Cela, ses disciples le nient '* : à les entendre, Marcion ne serait pas un novateur, mais bien le restaurateur de l'ordre troublé. Ils comparent son attitude à celle de saint Paul, rappelant saint Pierre et les autres colonnes de l'apostolat à la vérité de l'Évangile (Gai. 2). Tertullien proteste : il admet que, dans cette circonstance, Paul se laissa entraîner par une ferveur de néophyte ^ à blâmer chez autrui une condescendance que lui-même devait imiter plus tard, mais il tient à venger la prédication de l'Apôtre d'une compa-

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