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(J. Sur la natiin- de ràmc. v. cli. III, ;* 2. 7. -2 .1/. 10.
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rhomiiie poul, avec les mêmes armes, infliger une défaite humiliante au diable qui Ta vaincu, et dans cette revanche la Providence divine trouve une éclatante justihcation. — Avec le péché de Ihomme apparaît la vengeance de Dieu ' : loin de s'opposer à la bonté, la justice en est inséparable, comme le zèle qui poursuit le mal et favorise le bien. Cela suflit à condamner ^ le système qui, admettant deux dieux, attribue à l'un la bonté, à l'autre la rigueur. Terlullien voit une œuvre de justice dans le travail de distinction que Dieu, dès la création, opéra entre la lumière et les ténèbres, entre les divers éléments, entre tous les êtres différents de nature et de proportions. La bonté produit, la justice partage. La justice a présidé à toute l'œuvre de Dieu. D'ailleurs, depuis l'origine du mal ^, elle se voit dévolu un nouveau rôle : mise au service de la bonté, elle doit contenir le mal par la crainte du châtiment. Contre tant de séductions, le bien seul eût été désarmé : cest pourquoi Dieu a fait appel à la justice. La justice est la plénitude de la divinité, déployant avec ordre toute son énergie bienfaisante. A ce propos, il faut réfuter une calomnie des hérétiques ''. Abusant de quelques textes scripturaires (comme Is. 45, 7) ils font Dieu auteur du mal. En quoi ils omettent de distinguer le mal de la faute, qui a sa source dans l'inspiration diabolique, du mal de la peine, qui seul procède de Dieu. Le juge est juste, il est sévère "'. En particulier, il châtie les fautes des pères dans les enfants. Et pourquoi pas? Si les bénédictions accordées aux pères s'étendent à leur postérité, pourquoi pas aussi les disgrâces? Toutefois cette rigueur a pris fin avec la loi de crainte : désormais nul n'est plus châtié que pour ses fautes personnelles (Jer. 31, 29). Seuls les Juifs portent encore la peine du sang de Jésus, qu'eux-mêmes ont appelée sur leurs fils (Mat. 27, 25). Avec la sévérité ", il faut admettre en Dieu tous les accessoires
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