‹ La théologie de TertullienChapitre 57 sur 455 · Ib. 1.x 0. Ib · texte numérisé non relu

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DUALISME Di: MAIÎCIOX. 59

de la sévérité : colèi'e, zèle, rigueur. On ne peut pas plus les reprocher an juge qu'on ne reproche au chirurgien ses instruments qui coupent et qui brûlent. Le Dieu des chrétiens nest pas un dieu fainéant, un .dieu d'Epicure ou de Marcion; il a toutes les passions de Ihumanité, dailleurs sans mélange d'infirmité humaine. Ainsi a-t-il également ' la paticMice. la miséricorde et tous les accessoires de la bonté ; n'en déplaise aux hérétiques, qui ne veulent reconnaître dans le Créateur rien de tel, malgré tant d'exemples insignes dans TA. T. Mais Marcion veut absolument - trouver le Créateur en faute. Il lui reproche la loi du talion (Ex. 21, 24), simple concession temporaire en vue de l'intérêt général Deut. 32, 35 ; Rom. 12, 19 , destinée à disparaître avec des préceptes temporaires d'abstinence (Ex. 32, 6), avec les sacrifices de l'ancienne Loi. Oubliant tous les témoignages de la bonté du Créateur^, les marcionites, pareils à des seiches'', ne cessent de vomir de noires calomnies. Parmi les points qu'ils attaquent, Tertullien relève et justifie : la permission donnée aux Israélites d'emporter les vases sacrés des Egyptiens, la violation du repos sabbatique ■' lors de la prise de Jéricho, de prétendues concessions à l'idolâtrie ^. en matière d images et de sacrifices, l'inconstance du Dieu d'Israël envers les personnes ^, qu'il exalte pour les abandonner ensuite, son repentir ^, mentionné en divers passages de l'Ecriture, ses petitesses et ses ignorances '■', indignes de la majesté divine, les serments oîi il jure par lui-même *", la défense faite à Mo'ise d'intercéder pour son peuple coupable, l'humiliation " qui le réduit, dans la personne du Christ, aux proportions de l'hu-

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