An. 2:J
i. Voir letiulo pciKitrantc. mais fort avonlureuse, do M. E. de Fayo, dans Revue de Uhhtoiredes reli;jiom, t. 46 (1902), \). 370-399.
3. Voir sur cette question : Panicl, Paradoxe 15; Petau, Dogmala Iheolugica, 1. 2, c. 1, n. 5-7; avec les notes des (klileurs romains; Le Nourry,
02 THEOLOGIE DK TEUTULLIliX.
Ile) m. où : Nisi fallor, oiiinis ros aut corporalis aut iiicoipoi-ilis sit ne cosse est (ut concoclatu intorim esse aliquid incorporalo de substantiis diiuitaxat, cuin ipsa substantia corpus sit rei cujusquc) : corto post corporale et incorporalo niliil tcrtium. — 5 ^1/. 15, sur I Tliess. ô, 23 : Aniniain posait et corpus, tani duas res quaui diversas : licet enim et anima corpus sit suac qualitatis, sicutet spiritus, cum tamen et corpus et anima distincte nominantur, habet anima suuni vocabulum proprium.non egens communi vocabulo corporis: id relinquitur carni quae, non nominata proprio,comnuini utatur necesseost. Etimimaliam substantiam inhomine non video post spiritual et aniniam, cui vocabulum corporis accommodetur. praoter carnem. — c. C. 6 : Constat angelos carnem non proi)riani gostasso, utpoto naturas substantiae spiritalis, etsi corporis alicujus. sui tamen generis, in carnem auteiu transfigurabiles ad tempus, ut videri et cougredi cum lionnnibus possent; ib. 11 : Omnequod est, corpus est sui goneris. Niliil est incorporalo nisi quod non est. — R. 33 : Cum enim utrumque proponitur, corpus etanimam, ostondi in gehennam, distinguitur corpus ab anima, et relinquitur intellegi corpus id quod in pi'omptu sit, caro se: cf. ibid, 35.53. — Prax. 7 : Quis nogabit lieum corpus esse, otsi Dous spiritus est? Spiritus enim corpus sui genorisin sua olTigie.
Il ressort de ces textes que Tertullien emploie le mot corpus tantôt au sens spécial de corps (par exemple lorsqu'il l'oppose àl'àme), tantôt au sens plus général de substance : simple bizarrerie de langage qui peut-être n'intéresse pas le fond des choses. Voici maintenant d'autres textes plus embarrassants, ])arce que le caractère matériel de l'esprit y semble marqué plus clairement. Etudiant, dans le de anima, la substance spirituelle, Tertullien pose des principes universels qu'on a droit d'appliquer à Dieu, car il ne prévoit aucune exception. Après avoir rappelé ^ que, selon l'Ecriture, l'âme ne doit point son origine à la matière, mais au souffle de Dieu, il se sépare expressément de Platon -, Aristote et autres philosophes spiritualistes qui regardent l'âme comme incorporelle. Il adopte •*, ou peut s'en faut, le concept stoïcien de l'âme
iJisserlaiio in Q. S. F. Terlulliani Apoluf/clicum, duus ad Xatiu)ies lihrus et unum ad Scajndam, (reproduite dans Wigne t. 2 et dans Oehler t. 3), c. 7, art. 3; Freppel.t. 2, leçons 32 et 33; G. Esser,Z)/e Scelcnlchre Terlullians (Paderborn, 1893) notamment p. 48 sq.Nous aurons plus d'une occasion de citer cette étude remarqualjle, qui n'éclaire pas seulement la ps3-clioiogio de Tertullien, mais toute sa philosophie. l.An. 3.