‹ La théologie de TertullienChapitre 71 sur 455 · Prax · texte numérisé non relu

Prax

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ne se suppose pas : il se ])rouvo. Nous admellroiis (juil a pu et voulu devenir son propre l'ils quand vous nous prouverez qu'il est efïeclivement devenu tel. Cela, vous ne sauriez le prouver \ Au contraire nous prouvons par l'Écriture la filiation du Verbe et la distinction des trois personnes divines. Tantôt le Père parle au Fils (Ps. 44; 2, 7; 10<.), 3; Is. 42, 1; 49, 16) ; tantôt le Fils parle du Père i Prov. 8. 22 ; Is. 61, 1; ou au Père (Ps. 70, 18; 3); tantôt le Saint-Esprit parle, à la troisième personne, du Père et du Fils Ps. 109, 1 ; Is. 45, 1 ; 53, 1. 2). Dans ces divers textes, autre est la personne ([ui parle, autre celle à qui elle parle, autre enfin celle dont il est parlé.

La distinction des personnes divines se manifeste encore dans d'autres locutions scripluraires. Tantôt Dieu s'exprime au pluriel ; ainsi lors de la création de l'homme (Gen. i, 26 , ce sont les trois personnes qui tiennent conseil sur cette œuvre où chacune d'elles doit avoir part. De même après la chute d'Adam (Gen. 3, 22 . Tantôt le dialogisme est implicite dans un commandement divin. Par exemple (Gen. 1, 7-16) : le Père sadresse au Verbe, ministre de sa volonté créatrice : s'il était seul, au lieu de s'adresser le commandement, il l'exécuterait.

Mais, dira-t-on, vous pouvez trop •' : car vous nous montrez dans l'Ecriture non plus un Dieu, mais deux. Tertullien commence par fournir à l'objection de nouvelles armes en accumulant les textes (Ps. 44, 7. 8; Is. 45, 14; Joan. 1, 1 ; Ps. 109, 1; Is. 53, 1; Gen. 19, 24 et même Ps. 81, 6 et 1). Ensuite il répond : Nous lisons l'Ecriture avec discernement, et nous nous gardons bien de confondre le Père, le Fils et l'Esprit- Saint, de dire par exemple avec vous que le Père est né, qu'il a souffert, ce qui serait contraire à l'Écriture. L'Écriture a souvent donné séparément soit au Père, soit au Fils, soit au Saint-Esprit les noms de Dieu et de Seigneur ; et cela était nécessaire pour mettre leur divinité dans tout son jour. Dailleurs l'Incarnation oblige les chrétiens' à une plus grande sévérité de langage'. Pour bien marquer leur position en

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