Prn.v
:;. Ih. it;.
COXTIUi l'IîAXEAS.
C'est lui qui se promenait dans le paradis terrestre, cherchant Adam, lui qui refermait l'arche sur la famille de Noé. lui qui se reposait sous le toit d'Abraham, lui qui dans la fournaise de Babylone apparaissait, comme Fils de l'homme, auprès des trois jeunes Israélites ; autant d'actions qu'il faut se garder d'attribuer au Père. Il n'y a d'ailleurs aucune dilTiculté à croire que le Fils ait agi au nom du Père '. qui lui communique tout, même son nom (Joan. 5, 43; 17.6; Ps. 117. 26;. D'autant qu'il dit expressément : tout ce qui est à mon Père est à moi Joan. 16, 15). En allirmant l'unité de Dieu-, l'Ecriture ne va point contre la distinction des personnes, et elle attribue au Dieu unique les œuvres où le Fils se fait ministre des volontés paternelles Job. 9. 8), avec autant de droit qu'on rapporte au soleil l'iniluence du rayon.
Cependant les monarchiens se prévalent ^ de quelques textes où le monothéisme est fortement inculqué (Deut. 32, 39; Joan. 10, 30; 14, 9-11 , et veulent plier à leur préjugé unitaire les deux Testaments. Etranges exégètes qui suspendent toute la doctrine à un petit nombre de paroles obscures! Mais telle est la coutume des hérétiques. Tertullien va leuropposer longuement''' les Ecritures qui établissent la distinction des personnes; surtout l'Evangile de saint Jean, où le Christ en appelle perpétuellement à son Père, puis divers passages de saint Mathieu confession de saint Pierre : Mat. 16, 16. 17; voix du ciel après la transfiguration : Mat. 17, 5; le Pater : Mat. 6, 9; l'agonie du Christ : Mat. 27. 46 sq. etc.', enfin l'Evangile de l'enfance, dans saint Luc. Les adversaires sont condamnés par les passages même dont ils font le plus d'état. Par exemple, Joan. 10, 30 : Ego et Pater iinum suinns^. Le verbe au pluriel sumus suffît à prouver la distinction des personnes ; et le singulier neutre luinm au lieu du masculin iinus^ montre une fois de plus l'unité de substance. Tertullien, dans son commentaire, insiste de préférence sur l'union