Platon, Phèdre, p. J 15 D
THKOLOGIE DE TERTLl.I.IEN. 8
114 Tiii':oLO(;iE de tertullien.
Thaïes, de sang, comme Empédocle cl Ci'ilias,d'alomes, comme Epicure, non seulement les péripatcliciens disciples de Critolaus, qui recourent à on ne sait quelle quintessence, mais encore les stoïciens ^ comme Zenon, qui définit l'âme un esprit inné au corps et en conclut qu'elle aussi est corps, comme Cléanthe, qui croit remarquer dans l'àme des enfants la ressemblance des parents, qui insiste sur les relations étroites existant entre les affections du corps et celles de l'âme, et tire de ces faits la même conclusion, comme Chrysippequi ne voit dans la mort qu'une cessation de contact entre le corps et lame. Tertullien s'approprie, ou peu s'en faut, le concept stoïcien; il observe seulement que les stoïciens disent : esprit ispiritus), là où les chrétiens disent : souffle flatus).
Contre la nature corporelle de l'âme -, les platoniciens apportent des raisons plus subtiles que justes. Tout corps, disent ils, est animé ou inanimé : inanimé s'il reçoit son mouvement de l'extérieur, animé s'il se le donne à lui-même. Or lame ne reçoit pas son mouvement de l'extérieur, n'étant pas inanimée ; elle ne se meut pas non plus elle-même, mais bien plutôt meut le corps. Donc elle n'est ni corps inanimé ni corps animé. Tertullien répond que l'àme ne rentre pas dans ces catégories. Elle anime le corps par sa présence ; en se retirant, elle le laisse inanimé ; mais les noms d'animée ou d'inanimée ne lui conviennent pas^. D'ailleurs il n'est pas exact de dire que l'âme ne peut être mue par un agent extérieur : le transport prophétique, la folie prouvent le contraire. Or il n'y a que les corps à être mus par un agent extérieur. Il n'y a non plus que les corps à donner le mouvement, et l'âme donne le mouvement au corps : comment pourrait-elle exercer cette pression
1. Clii'ysippe, ap. Galicn. Hlppurralis cl l'iulunh jilacila : llv£v[ia <7-J\).çuTov r,u.îv a\jv£'/àç uavri tw ffwixaTi ô'.^xov. — Diogèno Laërco, 7, 1, loG : Aox£t ôaÙTOÏ;... -z-fi-j <\i\)yr,y . . . slvai tô (s\i\j.f\iï; r,u.ïv 7rv£y[xa, 5iô xat (;(ô(xa elvai x*i lAExà Tôv 6àvaTov èm^Lvnu. — Cf. ib., IÂ3, où l'àme liumaino est décrite coinmo une émanation de l'àmo du monde : Çmov âp' ô v.6<j[i.o;' èfjnVuxov ok, wç ôfjXov èx Triç rijxîTîpa; 'î/uyJjç è/.sîôîv oûar,; àiîO'î7tâ(7[J.aTo;.