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l'homme. — NATURE DE l'aME. 119
substance née du souflle de Dieu. En substituant arbitrairement dans l'Écriture (Gen. 2, 7) ' le moi spù-itus au mot /latus, Ilermogène a fait dire au texte sacré une chose absurde : que l'Esprit de Dieu, FEspril-Saint, s'est rendu coupable de péché : plutôt que d'admettre cette absurdité, on devait conclure à l'origine matérielle de l'àme, et c'est précisément ce que voulait ilermogène. Tertullien maintient la distinction entre /latus et spf?-itiis, qu'il retrouve dans deux textes d'Isaïe (Is. 57, 16; 42, 5). On réservera donc pour la substance de l'âme le mol fiai us -. Le mot spiritus conviendra bien pour désigner un esprit adventice, qui peut s'emparer accidentellement de l'âme-' : esprit do Dieu en Adam (Gen. 2, 23, cf. Eph. 5, 30), en Said (1 Reg. 10, 12); esprit de Satan en Judas iJoan. 13, 27). D'autres encore distinguent' animus (vouç) et anima : idée diversement compliquée par Anaxagore et Aristote. Animus est proprement le siège de l'énergie psychique, principe actif, en regard (ï anima, principe vital passif. Mais la scission qu'on veut introduire dans l'être humain est factice, et l'on n'arrive pas à si bien isoler ces deux principes que tout ce qui appartient à l'un n'appartienne aussi à l'autre. Dès lors il suffît de distinguer deux fonctions d'un même principe. On gardera le nom à'animus pour désigner l'àme dans certaines de ses opérations. D'ailleurs le langage commun "', d'accord avec l'Écriture, considère Vanima comme le fondement de la