Platon, l'hédon, p. 65 sq. otc
ij. Cotto idée se précise et se complète c. C. 12 : Opiner, sensualis est animae natura. Adeo nihil animale sine sensu, nihil sensuale sine anima. Et ut impressius dixerini, animae anima sensus est. — Suivent des e\emples des connaissances iimées à l'àme. Ces exemples, qu'on i-etrouve dans le De teflimonio animae, appartiennent à ror<lre intellectuel.
122 TUKor.OGiK de tehtullien.
puisqii il t'ii dépend dans son opération. A ceux qni ne reconnaissent à lenfanl 'qu'une âme végétative [anima, et point d'intellect, Tertullien répond d'abord qu'il ne faut pas confondre l'âme humaine avec celle des végétaux: en sa qualité de souille divin, elle doit naître complète, })Ourvue de toutes ses énergies. Mais si l'on tient à l'exemple des plantes, il s'en arrange fort bien. Il y a en effet dans les plantes un instinct qui dirige leur vie et leur croissance : la vigne, le lierre savent chercher l'appui qui leur convient. Combien plus 1 enfant! sa petite âme naît armée non seulement de sens, mais d'intellect : il en donne la preuve dès ses premiers cris, qui le montrent averti déjà de ses futures souffrances. Aussi le Christ n'a-t-il pas dédaigné le témoignage de l'enfance : témoignage de la parole et témoignage du sang. Selon Sénèque -, auteur souvent chrétien, lame apporte en naissant le germe de tout ce qu'elle sera plus tard ^. Dieu développe ce germe. A l'influence du sol, de la constitution physique, de l'éducation vient s'ajouter l'action souveraine de Dieu, contrariée par l'action jalouse du démon : ainsi parlent les chrétiens; le préjugé commun dit : action aveugle du destin, et Tertullien se promet de combattre ce préjugé dans un autre écrit. Toutes ces influences '', jointes à celle du libre arbitre, suffisent à expliquer la diversité qui s'introduit dans la nature ; il n'y a pas lieu d'imaginer, avec Valentin, une répartition primitive des âmes en trois catégories''. Enfants d'un même père, les hommes sont difl'ércnciés d'abord par le travail de la nature. Survient la grâce divine, qui introduit d'autres différences plus profondes, par l'exercice du libre arbitre. Si la trilogie valentinienne a un sens, c'est comme formule de ce lent travail et non dune institution primitive. Tertullien se résume ''. L'âme, née du souffle de Dieu, est
^.An. 20.
3. Sénèque, De benef. A, C : Iiisita sunt nobis omnium artiuinet aotatum semina, magisterque ex occulto Deus iiroclucit ingénia.