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IV. — III. DOGMATIQUE

celle-ci un moyen d'atteindre à sa perfection et à sa félicité; elles lui sont subordonnées comme à leur « fin utile. » Elles ne sont pas seulement un royaume de Dieu, mais un royaume des hommes. Tel est le vrai sens de cette parole : Mundus propter hominem factiis est; la créature raisonnable doit les employer d'une manière efficace etvivante pour réaliser le but commun à toutes les créatures, la glorification de Dieu, et cette glorification ne peut devenir véritable qu'autant qu'elle est connue et reconnue par la créature raisonnable et consacrée à honorer Dieu.

De cette manière, la destination de la créature matérielle à l'homme, loin de supprimer sa destination à Dieu, ne trouve que dans celle-ci sa pleine signification; car le principal avantage que la créature matérielle fournit à l'homme pour sa félicité est de lui montrer la gloire de Dieu qui reluit en elle, et d'accroitre ainsi sa connaissance de Dieu et son amour du souverain bien.

DÉVELOPPEMENTS

99. — Voyez Lessius, loc. cit., cap. iv. Cette expression : Tous les êtres ont été créés pour manifester la gloire de Dieu, s'entend souvent, presque toujours, en ce sens que cette manifestation doit de toute nécessité être connue et appréciée d'un être intelligent; que si les choses matérielles peuvent être considérées comme une manifestation de la gloire de Dieu, c'est uniquement dans leur rapport à la créature raisonnable et spécialement à l'homme. En soi, cependant, le terme de manifestation ne désigne que l'expression externe de l'idée interne; si la révélation de l'idée d'un artiste par son œuvre n'a pas lieu seulement quand il s'y propose de la rendre visible pour autrui, il en est de même pour les oeuvres de Dieu. Dans les créatures même raisonnables, la manifestation de Dieu n'a pas lieu seulement en ce qu'il se révèle à elles, mais encore et surtout en ce qu'elles sont elles-mêmes, par leur être et leur vie tout entière, un reflet extérieur de sa magnificence. Cette pensée mérite d'autant plus d'attention que la majeure partie de la création matérielle demeure cachée à l'homme et que si la gloire de Dieu dépendait nécessairement et formellement de la mani-

DÉPENDANCE DU MONDE A l'ÉGARD DE DIEU. 67

festation aux hommes, elle ne servirait pas toujours à sa destination essentielle.

100. — L'ordre et renchaînement des rapports des êtres avec leur but sont magnifiquement décrits par Lactance, Institut. y lib. YII, cap. vi : « Idcirco mundus factus est ut » nascamur; ideo nascimur ut agnoscamus factorem mundi » ac nostri , Deum ; ideo agnoscimus ut colamus ; ideo » colimus ut immortalitatem pro laborum mercede capiamus, » quoniani maximis laborilus cultus Dei constat; ideo » prsemio immortalitatis afficimur, ut, similes Angelis eflfecti, » summo Patri ac Domino in perpetuum serviamus et simus » seternum Dei regnum. Haec summa rerum est, hoc arcanum » Dei, hoc mysterium mundi; a quo sunt alieni qui, sequentes > prsesentem voluptatem, terrestribus et fragilibus bonis se » addixerunt, et animas ad cœlestia genitas suavitatibus » mortiferis tanquam luto cœnove demerserunt. »

101. — IV. Ce que nous avons dit jusqu'ici du but final auquel se rapporte la créature est conçu et traité par les scolastiques, et notamment par saint Thomas *, à la suite de saint Augustin, sous le point de vue spécial de « but final, » ou terme du mouvement auquel la créature est tenue et s'efforce d'atteindre en vertu d'un ordre de Dieu et avec son aide, par suite de sa nature et de sa dépendance de Dieu. A ce point de vue, le terme définitif des créatures consiste en général dans une participation du bien absolu aussi parfaite que possible et conforme à leur nature, par la ressemblance (imitation), ou par l'union avec lui (possession). De là vient que Dieu lui-même apparaît comme fin de la créature en ceci principalement qu'il est le bien qu'elle doit aspirer, qu'elle aspire naturellement à représenter et à posséder (ut bonum manifestattim et possessiim). Mais la créature ne doit pas vouloir partieiper à ce bien absolu de manière à le rapporter à soi au lieu de s'y rapporter elle-même : cela n'appartient qu'à Dieu; elle ne doit pas le vouloir parce qu'elle y aurait d'elle-même des droits, mais uniquement parce que le bien absolu peut exiger, dès qu'il consent à se communiquer, qu'on le recherche, et parce que, en y participant, on doit

^ Cf. Contra Gent., lib. III, cap. i et seq.

faire ressortir son excellence et sa beauté. C'est ainsi que la ressemblance et la possession du souverain bien tendent à sa glorification.

Or, il n'y a pas de eirconstances où l'on ne puisse et doive faire éclater l'excellence du bien souverain; si la créature ne le fait point en imitant sa perfection et en aspirant à le posséder, Dieu le fait lui-même en humiliant la créature et enlarépndiant; elle apprend alors et elle atteste par les châtiments qu'elle endure que Dieu s'estime et s'aime lui-même comme le bien souverain; elle devient ainsi, contre son gré, une image de l'ordre et de la justice qui subsistent en Dieu et révèlent au dedans sa magnificence.

§ 133. Mouvement des êtres du inonde vers ►leur but flnal, sous la direction et le gouvernement de la Providence divine.

Ouvrages à consulter ; Dans les Pères, les monographies Le providentia par S. Chrys., lib. III, Théodoret, lib. X, et Salvien, lib. VIII. Les scolastiques traitent cette doctrine soit dans la théodicée (tit. De providentia, Thom., I Part., quaest. xxii), soit dans la théorie de la création. De gubernatione rerum, Thom., 1 Part., quaest. cm, et Quœst. disp. de ver., q. v: avec le plus de détails. Contra gent., lib. III, cap. lxxi-xcvii. Lessius, 1. XI; et surtout Ruiz, tomo integro De provid.; Gotti, de Deo, tr. vi; parmi les modernes, Knoll, § 256 et suiv.; Stœckl, Phil., § 170.

102. — De ce que l'univers, dans son ensemble comme dans ses détails, dépend essentiellement de Dieu par son existence, sa durée et ses œuvres, il s'ensuit qu'il doit se laisser gouverner par lui et qu'il a besoin de l'être pour atteindre à sa destination. Et, comme c'est Dieu lui-même qui lui a fixé son but et que sa Sagesse veille à ce qu'il l'atteigne, il s'ensuit en même temps que Dieu se doit à luimême de le régir de manière à lui faire attendre sa fin.

103. — Le gouvernement du monde n'est pas autre choae que l'exercice de la Providence à son égard. Il en est ainsi V parce que le gouvernement consiste à conduire le monde sciemment et volontairement au but que Dieu a en vue ou qu'il a prévu : ce n'est pas une loi aveugle ou un destin ;

2° parce que le gouvernement du monde consiste dans les soins effectifs que Dieu prend pour que les êtres qui dépendent de lui atteignent ou poursuivent le bien; 3° enfin, parce que le gouvernement divin est supporté, d'une façon éminente, par la prévision de toutes les circonstai:ces, événements et suites d'où dépend, dans les cas particuliers, la réalisation des vues qui lui servent de fondement.

Or, de même que ce rapport à la Providence fait de l'influence que Dieu exerce sur la conservation et le mouvement du monde un véritable gouvernement: de même, le gouvernement de la divine Providence, en se manifestant dans la conservation et le mouvement du monde, apparaît comme un gouvernement d'une nature supérieure, un gouvernement exercé par le moyen des créatures. C'est une direction fondamentale et intime des êtres qui dépendent de Dieu. Ici, cependant, nous avons surtout à envisager le côté providentiel du gouvernement du monde.

104. — Le gouvernement providentiel du monde, soit dans sa généralité, soit dans les individus, c'est-à-dire en tant qu'il embrasse tous les êtres en général et en particulier, que non-seulement il leur dunne des lois et des moyens pour atteindre leur but, mais qu'il surveille et domine toutes leurs actions et toutes leurs passions, afin de disposer ou d<^ faire arriver toutes choses selon les vues de Dieu; — ce gouvernement est un principe fondamental de la foi, en même temps qu'une vérité rationnelle évidemment liée à la notion naturelle de Dieu. Pour la conscience religieuse, le nom de Dieu et le nom de « Providence » sont synonymes.

DÉVELOPPEMENTS

105. — A rencontre des déistes modernes qui nient toute espèce de gouvernement de Dieu sur le monde, ou qui le restreignent à une contemplation oisive de la marche de l'univers, le concile du Vatican a défini cette doctrine dans ses traits généraux : Universa vero qiiœ condidit, Dens provident ia sua tuelur et gnbernat, attingens a fine usque ad finem fortiter et disponens maviter (de fide, cap. i). Autrefois, principalement en face des païens, T'Eglise était obligée de protester contre ceux qui affirmaient que le monde est gouverné par un destin aveugle, que l'on concevait ou sans subs-

tance OU incorporé dans les astres .'doctrine incompatible soit avec la Providence divine, soit avec l'ordre que Dieu fait présider dans le monde *.

106. — Cette doctrine étant la base de toutes les relations vivantes de l'homme avec Dieu, est relevée par l'Ecriture dans un si grand nombre de passages, qu'il est à peine possible de grouper les principaux. Voyez surtout le Ps. cxxxv : Domine, probasti me, etc., et (Matth., vi, 25) les • paroles de Jésus-Christ dans le sermon de la montagne, sur la confiance que nous devons avoir en la Providence divine ^.

107. — Les particularités les plus importantes de cette ) belle et capitale doctrine, en tant qu'elles concernent la Providence divine en général, et non la Providence surnaturelle (salut, prédestination et réprobation), peuvent se réduire aux points suivants, qui montrent surtout la supériorité du gouvernement de Dieu sur le gouvernement des hommes.

108. — I. Le gouvernement providentiel du monde est, par rapport aux sujets gouvernés, absolument général; il ne s'étend pas à telle partie du monde, mais au monde entier. Il n'est pas seulement général, il ne se borne pas à embrasser le monde dans son ensemble ; il est encore particulier, il s'étend à chaque être individuel, aussi parfaitement que s'il n'avait que lui à gouverner.

109. — IL De plus, le gouvernement de la divine Providence est immédiat en ce qui concerne les relations entre le gouvernant et les gouvernés ; Dieu connaît directement chaque créature particulière et influe directement sur elle. Quant à la part que les causes créées prennent à ce gouvernement, c'est Dieu lui-même qui veut et qui ordonne toute l'influence qu'elles exercent; c'est lui qui les surveille et les dirige directement.

110. — III. Quoique toutes les créatures soient gouvernées de Dieu d'une manière également parfaite, toutes

* Cf. Léo Max., Epist. ad Thurih. contra errores priscillian., cap. xi-xiv. *Voy. de nombreux passages dans Scholz, Theol. des Alt. Bunnd., t. II, § 4, et loc. cit.

cependant ne sont pas l'objet de cette sollicitude qui a pour but la conservation éternelle de l'individu et l'obtention de la vraie félicité dans la jouissance du bien suprême. Sous ce rapport, la Providence « spéciale » ne s'étend qu'aux êtres personnels; cependant l'idée de sollicitude, dans un sens plus large, peut également, d'après l'Ecriture, s'appliquer à tout ce qui est vivant, et l'Ecriture elle-même l'applique aux plantes et aux animaux pour démontrer a fortiori que Dieu accorde une plus grande attention aux êtres personnels. (Voyez surtout Matth., vi.)

111. — IV. Quant à l'étendue de son efficacité, le gouvernement providentiel du monde ne se borne pas à prescrire des lois et à fournir des moyens pour atteindre le but où tendent les créatures ; il dispose encore, en vertu de la toutepuissance et de la sagesse de Dieu, de toutes les circonstances, de toutes les conditions sous lesquelles les créatures doivent agir et agissent dans chaque cas particulier; de sorte qu'elles n'arrivent jamais dans une situation et ne peuvent jamais poser un acte qui n'ait été prévu de Dieu, amené ou permis par sa libre volonté, et dont la réalisation effective n'ait été d'avance approuvée de lui comme applicable à l'exécution de ses desseins généraux ou particuliers.

112. — V. D'après cela, le gouvernement providentiel du monde possède une certitude infaillible quant à la réalisation de son plan, non-seulement en général, en ce sens qu'il peut faire entrer finalement dans son plan tout ce qui arrive ou est arrivé; mais encore en particulier, en ce sens que tout ce que Dieu se propose d'une manière absolue et définitive se réalise, et que rien n'arrive de ce qu'il a voulu absolument et définitivement empêcher. (Voyez cependant livre II, n. 645 et suiv.)

113. — VI. Toutefois, le gouvernement providentiel du monde ne supprime pas l'activité propre des êtres gouvernés, il l'a au contraire positivement en vue; il laisse à la créature raisonnable l'exercice de sa liberté dans la sphère d'action qui lui appartient, mais en la faisant entrer directement dans son plan. Et comme la créature raisonnable, dans l'exercice de sa liberté, se gouverne aussi elle-même

d'une manière providentielle, le plan providentiel demande de toute nécessité que ce gouvernement autonome subsiste et se fasse valoir. (S. Thom., De verit., quaest. v, art. v-vi.)

114. — VII. Par sa direction, le gouvernement providentiel vise toujours à conserver et à procurer le bien des êtres particuliers ou à leur faire atteindre leur but final ; mais il le fait de telle sorte qu'il a constamment en vue le bien ou la beauté de l'ensemble de l'univers, ainsi que le rapport de l'univers à sa fin dernière, qui est la gloire de Dieu. Sous ce dernier rapport, on peut trouver dans le plan quantité de choses qui semblent convenables ou désirables, et qui, à un point de vue plus étroit, apparaissent comme un mal pour les êtres particuliers. Dieu peut même permettre ce qui est en soi un mal, non -seulement pour l'individu, mais encore pour l'ensemble de l'univers, et ce qui contrarie positivement le but suprême de tous les êtres, la gloire de Dieu; il peut permettre le péché, non-seule: ent en le faisant servir à ses fins, mais en se faisant glorifier à cette occasion dans un autre sens.

115. — VIII, Enfin, pour ce qui coucerne la manifestation extérieure du gouvernement providentiel, les signes qui attestent les desseins, la sagesse et la constance de Dieu l^ éclatent dans l'organisme tout entier et dans l'ordre invariable de la nature sensible : plus on l'approfondit, et plus on pénètre davantage dans les desseins de Dieu. 2^ Ce qui est moins visible et tout ensemble moins compréhensible, parce qu'il dépend à bien des égards de l'exercice spécial de la liberté divine et de la liberté humaine, c'est la Providence divine relativement aux êtres personnels, surtout en ce qui concerne non leurs actions positives, l'exercice du bien ou la fuite du mal, mais leur attitude négative pour permettre une privation ou un mal.

L'homme doit donc, en une foule de points, croire avec confiance à l'intervention du gouvernement divin, à la sagesse, à la bonté et à la justice de ses vues, bien qu'il n'en découvre aucune trace au dehors, ou qu'il ne puisse comprendre dans tel cas particulier comment cette intervention se concilie avec la sagesse, la bonté et la miséricorde de Dieu. Cette confiance aveugle en la Providence divine partout

présente et disposant de tout avec une souveraine sagesse, cette confiance qui n'est pas basée sur une vue de la chose, mais uniquement sur la conviction que Dieu est infiniment parfait; cette confiance, qui est de l'humilité en face de la justice, et un abandon complet en face de la bonté, est chez les créatures raisonnables la condition la plus importante pour que la divine Providence déploie envers elles sa plus tendre sollicitude.

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116. — Les propositions ci-dessus, notamment vi-viii, sont déjà une réponse aux diflfîcultés que les déistes soulèvent, en s'autorisant de la marche effective du monde, contre l'universalité du gouvernement providentiel.

De ces objections, les unes sont directement dirigées contre l'eflicacité générale, certaine et infaillible de la Providence; les autres concluent de l'absence de cette eflîcacité générale que la marche du monde ne révèle pas en fait la sagesse universelle, la bonté et la justice qu'elle devrait révéler si la Providence divine s'étendait à tous les êtres.

117. — Les difl3cultés de la première espèce s'appuient sur ce que Dieu ne s'intéresse nullement aux détails de la vie présente, afin de se soustraire à un trop grand souci. Ces difficultés au fond ne sont soulevées que par ceux qui refusent d'admettre que le monde ait été créé de Dieu; car

[ si Dieu l'a créé librement et d'après un plan tracé, il a un intérêt, sinon d'utilité, au moins d'honneur, à s'enquérir de ce que deviendra son ouvrage; si le monde est un produit de sa volonté souveraine et s'il est gouverné en tout par sa puissance, il ne peut y avoir pour Dieu aucune fatigue à le gouverner en toutes choses. Ces difficultés proviennent en outre de ce que plusieurs êtres créés, notamment les êtres raisonnables, s'opposent, par l'usage qu'ils font de leur liberté, à ce qu'on prévoie certainement et qu'on calcule leurs actions : ceux qui les font nient la souveraineté

i absolue que Dieu, par sa puissance et sa science, doit exercer sur ses créatures, sans préjudice de leur indépendance.

118. — Les difficultés de la seconde espèce reposent, les unes sur une mésintelligence positive des attributs divins,

de la sagesse, de la bonté et de la justice, ainsi que des lois qui y correspondent dans l'action divine, ou sur une ignorance volontaire de la totalité du pian divin connu de nous; les autres, sur la connaissance toujours imparfaite des lois qui président aux actes divins, et de leur application effective. Au lieu de confesser cette lacune, on juge arbitrairement, avec des données insuffisantes, du rapport qui existe entre la marche du monde et les divins attributs. La plupart de ces difficultés, soulevées par les incrédules, portent le premier de ces caractères; nous les avons déjà touchées en traitant des propriétés divines (livre II), surtout de la sainteté (n. 590), de la bonté, de la miséricorde (n. 619, 623 et suiv.) et de la justice (n. 630 et suiv.). Quant aux autres points, notamment la permission des souffrances, l'universalité de la Providence sur les êtres raisonnables pour qu'ils puissent atteindre leur but, etc., nous en parlerons en leur place dans les livres suivants.

Pour la réfutation détaillée des objections contre la Providence (théodicée), voyez les ouvrages des Pères cités au commencement de ce paragraphe; saint Augustin, en divers endroits, surtout dans ses écrits contre les manichéens; Thom., Contr. gent., loc. cit., et notamment Knoll, loc. cit.

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