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Contre les manichéens, qui ne pouvant conci

LA NATURE DE L'hOMME. 257

lier ensemble la vie sensible et la vie spirituelle, l'une radicalement et essentiellement mauvaise, selon eux, l'autre radicalement et essentiellement bonne, les faisaient dériver de deux principes contraires. Les Pères, notamment saint Augustin, ont résolument déclaré contre eux que la concupiscence même sensible est une manifestation de la vie de l'àme raisonnable. Peut-être est-ce également contre eux qu'est dirigée la définition du quatrième concile deConstantinople *, condamnant ceux qui osent invoquer l'Ecriture et la tradition pour enseigner la dualité de l'àme : « Yeteri et » novo Testamento unam animam rationalem et intellec- » tualem habere hominem (Raderus vertit : unicam liomini, » eamque ratione et intelligentia poUentem esse animam,

» [Xiav ^'jyry >vOTtxr> te xat vospocv e/siv), et Omnibus deiloquis

» patribus et magistris Ecclesiae eamdem opinionem asseve-

> rantibus, in tantum impietatis quidam, malorum inventio- » nibus dantes operam, devenerunt, ut duas eum habere » animas impudenter dogmatizare, et quibusdam irrationa- » libus conatibus per sapientiam, quae stulta facta est, pro- » priam haeresim confîrmare pertentent (vitiosis ratiunculis » suam haaresim stabiliant, zi^h à^uXXoTiaTotç eirr/.etpviVacTi Tyjv » îiior/ xpa-ruvouctv aipsciv). Itaque sancta hœc et universalis » Synodus veluti quoddara pessimum zizanium nunc germiy> nantem nequam opinionem evellere festinans, talis impie- » tatis inventores et patratores et his similia sentientes

> magna voce anatliematizat et définit, atque promulgat » neminem prorsus habere vel servare (debere) quoquomodo » statuta hujus impietatis auctorum. Si quis autem contraria » gerere praesumpserit huic sanctse et magnse Synodo, ana- ¥ thema sit et a fide atque cultura christianorum alienus. » ! 395. — 3. Contre les averroïstes, qui niaient l'animation |iu corps par l'âme, sous prétexte que la constitution et la

lature de l'homme réclament simplement une âme non spirituelle, qui ne serait en soi que le principe vital ou la orme du corps. Elle agirait sous l'influence d'un principe v,pirituel placé hors d'elle, de sorte que les opérations spiri- .uelles qui se manifestent dans l'homme ne lui appartien- Iraient pas, mais à ce principe, lequel, pareil à un soleil spiri-

' D'après Anastase le bibliothécaire, cette erreur aurait été soutenue par •hotius. Voy. Schwetz, II, § 5.

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