‹ La théologie morale et les sciences médicalesChapitre 3 sur 99 · DE LA PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA PREMIÈRE ÉDITION

A l'exemple des Pères de l'Eglise, qui ont écrit sur toutes sortes de matières, et presque tous en langues vivantes, nous avons cru devoir écrire en langue vulgaire ; ou plutôt, nous nous sommes servi de la langue de la physiologie, convenablement épurée et châtiée, parce que nous ne croyons pas ce langage moins pur et moins chaste que le latin scolastique des théologiens. D'ailleurs nous avons tout lieu de croire que, dans cette basse latinité du moyen âge, qui nécessairement eût été hérissée de beaucoup de nouveaux termes et de mots techniques ou scientifiques, nous n'aurions pas été compris.

Au surplus nous sommes persuadé que ce livre ne sera lu que par les ecclésiastiques et peut-être par les médecins, et qu'il sera généralement incompris ou plutôt dédaigné par tous les autres, comme le sont les livres de physiologie et de médecine, lesquels, tous écrits en français, en disent infiniment plus que nous, et le plus souvent sans voile et sans détour.

L'usage du français, ce me semble, loin d'avoir de l'inconvénient, n'oblige qu'à une plus grande circonspection dans le langage et à une plus grande décence dans l'expression, tandis qu'à la faveur d'un plat latin, on se croit en droit de tout dire et de dire ce que souvent on devrait taire.

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