‹ La théologie morale et les sciences médicalesChapitre 4 sur 99 · VI AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

VI AVERTISSEMENT

L'on ne doit rigoureusement se servir de la langue latine que pour les ouvrages de théologie ordinaires, qui ont pour objet l' examen approfondi et détaillé de toutes les questions accessibles au vulgaire et placées en dehors du domaine des sciences médicales et physiologiques.

Un autre motif qui nous a déterminé à écrire en français, même les chapitres relatifs au sixième commandement, c'est le conseil de plusieurs graves ecclésiastiques, aussi recommandables par la vaste étendue de leurs lumières, que distingués par leur haute dignité.

Nous pensons donc que toutes ces raisons réunies justifient suffisamment le choix que nous avons fait du français, qui est à la fois la plus pure, la plus chaste et la plus flexible de toutes les langues modernes.

Et, après tout, si on le trouvait mauvais, ce que nous ne pensons pas, nous invoquerions les paroles de saint Augustin, qui s'exprime ainsi : « Si ce que j'ai écrit scandalise quelque personne impudique, qu'elle accuse plutôt sa turpitude que les paroles dont j'ai été obligé de me servir pour expliquer ma pensée sur la génération des hommes. J'espère que le lecteur pudique et sage me pardonnera aisément les expressions que la nécessité m'a forcé d'employer. » Natura veneranda est, non erubescenda, dit le grave Tertullien.

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