‹ La théologie morale et les sciences médicalesChapitre 33 sur 99 · DU BAPTÊME DES EMBRYONS · texte numérisé non relu

DU BAPTÊME DES EMBRYONS

Suivant l'opinion la plus sûre et la seule rationnellement acceptable, le fœtus étant animé à l'instant même de la conception, il s'ensuit qu'on doit le baptiser à quelque époque de la gestation qu'ait lieu l'avortement.

Si l'avorton est déjà développé, qu'il offre forme humaine et qu'il donne manifestement signe de vie, on le baptise absolument, c'est-à-dire sans condition. Si l'on doute de sa vie seulement, on le baptise sous condition : Situ vivis,ego te baptiso, etc.; si sa vie et sa forme sont également douteuses, on dira : Si tu eshomo et vins, etc. ; et on baptise toujours, sous la forme conditionnelle, tout ce qui paraît être cet embryon, qu'il soit avec ou sans enveloppe, pourvu qu'il ne soit pas dans un état de putréfaction, de décomposition ou de désorganisation manifeste.

Si l'embryon ou le fœtus est enveloppé dans sa membrane, comme cela arrive très souvent, on le baptise sur l'enveloppe en disant : Si tu es capax, etc., ou si tu eshomo et capûz, etc., dans la crainte que l'impression de l'air ne le fasse mourir avant d'avoir reçu le baptême. On ouvre ensuite la membrane, et on le baptise sur l'enveloppe en disant : Si tu non es baptizatus, etc. On le baptise ainsi deux fois, parce qu'il

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