OBSTACLE A LA PARTURITION DU COTÉ DU FŒTUS
-mecs de ses affaires ou de sa personne, sans intéresser gravemenl sa santé ni sa vie.
Second cas : c'est le malade qui réclame une opération que le médecin ne croit pas nécessaire. Ce dernier doit se refuser à l'exécuter, et le malade doit se résigner à s'en passer.
Ici encore cependant , les cas peuvent varier. Si l'opération quoique grave, est réclamée par un homme au nom de son activité, comme une condition nécessaire à l'exercice de sa profession, ou comme un moyen de faire cesser une infirmité qui le gêne gravement dans l'exercice de ses fonctions les plus essentielles, alors le médecin peut passer outre et opérer. Mais il est difficile de prévoir et d'indiquer ici tous les cas, et il fera bon de consulter selon le cas, un médecin prudent et sage, digne de confiance et capable de sympathie, et de s'en tenir à son conseil.
Il est évident qu'en tous cas, une telle opération ne peut être tentée que si elle offre quelque chance de succès, et que dans le cas contraire, l'abstention est de rigueur.
Je ne reviendrai pas ici sur ce qui a été dit par Debreyne, à l'occasion de l'opération césarienne. Les principes généraux que je viens de résumer, sont applicables à ce cas particulier, mais avec les conditions spéciales qui sont indiquées à ce sujet. ]
§7. — obstacles a la parturition du coté du foetus. l'hydrocéphalie.
Jusqu'à présent les obstacles à la parturition qui ont mis en questionl'opération césarienne ou la section de la symphyse du pubis sont venus du côté de lafemme: ce sont les vices de conformation ou l'étroitesse du bassin. Le fœtus peut aussi offrir des anormalités, telles que diverses difformités monstrueuses, l'hy-
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dropisie abdominale, l'hydropisie cérébrale ou hydrocéphalie, etc. Dans le cas de monstruosités qui rendent l'accouchement impossible, il faut également avoir recours à l'opération césarienne ou à la symphyséotomie, suivant les circonstances ou la position du fœtus dans l'utérus. Il n'est guère pluspermis de sacrifier un enfant monstruenx par le morcellement, que dans le cas où les obstacles viennent du côté de la mère.
Pour ce qui est de l'hydropisie abdominale, on peut faire la ponction au ventre, pour évacuer le liquide et faciliter l'accouchement; cela ne souffre pas de difficulté , du moins sous le rapport moral. La ponction abdominale est pour l'enfant une espèce de médication, puisqu'elle peut le guérir.
Quant à l'hydrocéphalie, le cas est bien plus grave : ici surgit un immense embarras. C'est aujourd'hui, avec nos idées reçues, la plus grande difficulté de tout l'art obstétrique, soit pour le médecin chrétien, soit pour les théologiens ; mais heureusement ces cas sont fort rares \ et d'ailleurs l'enfant hydrocéphale périt souvent avant de naître, dans les cas au moins où la maladie est très avancée.
Un grand nombre, ou plutôt la plupart des praticiens ou des auteurs de traités d'accouchements, conseillent de sacrifier l'enfant plutôt que de faire l'opération césarienne ou la section du pubis, parce que, disent-ils, l'enfant, en supposant qu'il puisse naître vivant par l'opération césarienne, ne sera pas viable et périra très peu de temps après sa naissance ; et que d'un autre côté, vous exposez les jours de la mère aux plus grands dangers : ainsi vous pouvez perdre l'un et l'autre; tandis qu'en sacrifiant l'enfant vous sauvez la mère, dont l'existence est assurée et infiniment plus
1 D'après Mine Lachapelle et M. Dugès, sur 43,oo5 accouchements on ne l'a rencontrée que quinze fois.