‹ La théologie morale et les sciences médicalesChapitre 63 sur 99 · CONSIDÉRATIONS PRATIQUES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS PRATIQUES

sédons et dont l'usage se perfectionne tous les jours. 11 n'en est pas moins vrai que l'on a pu délivrer les malades de certaines douleurs, névralgies, migraines, et de certains états nerveux plus pénibles que dangereux, en pratiquant sur eux quelques passes magnétiques, ou en provoquant un léger degré d'hypnose, par la compression des globes oculaires par exemple, ou par la fixation du regard.

Cette pratique est d'autant plus légitime qu'elle ne met en œuvre que des moyens physiques, et ne détermine qu'un état physique spécial, en vue d'obtenir un résultat physique favorable et utile. Mais il faut savoir que l'innocuité, et par conséquent l'innocence de ces opérations, ne subsiste qu'autant qu'on se borne à amener les sujets dans les degrés les plus simples et les plus légers de l'hypnotisme; en se gardant soigneusement de passer outre, sous prétexte de faire une expérience d'ailleurs inutile et de satisfaire une vaine curiosité; en se gardant encore plus de pousser l'opération à ce point, où, privée de toute volonté et de toute liberté, privée aussi de presque toute conscience, la personne hypnotisée est pour ainsi dire livrée sans défense à toute mauvaise entreprise, à toute mauvaise influence morale ou physique; en se gardant encore de conduire l'opération jusqu'au degré où des accidents physiques sérieux peuvent en résulter; en se gardant enfin et surtout d'exiger du sujet des choses qui dépassent la portée de ses moyens naturels, au risque de provoquer l'illusion, le mensonge , peut-être môme l'intervention d'une puissance occulte et malsaine.

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