‹ La théologie morale et les sciences médicalesChapitre 64 sur 99 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Les faits mystiques. — La contemplation et l'illusion. — La vision et l'hallucination. — L'extase et son diagnostic.

Je veux maintenant aborder un autre ordre de considérations, sur les moyens que nous avons de distinguer ces phénomènes étranges, mais naturels, dont je viens de pari er, de ceux dont s'occupe la théologie mystique, et qui présentent avec ceux-ci plus d'une analogie. Je voudrais présenter d'abord quelques indications sur les relations que ces faits naturels présentent, et avec ceux de la mystique divine, et aussi avec les contrefaçons diaboliques.

Je ne saurais me dissimuler la grande difficulté d'un pareil sujet, quelle somme considérable d'études il impliquerait, dans l'ordre biologique et dans l'ordre théologique, pour être traité à fond, et combien l'étude seule est impuissante à l'éclairer comme il faudrait. Mais, comme de téméraires interprétations n'ont pas craint de confondre ensemble les faits de ces trois ordres, pour les attribuer tous confusément à celui des infirmités humaines, il n'est pas sans utilité de s'appliquer à chercher s'il est des caractères par lesquels ils se distinguent, et quelle est la valeur de ces caractères.

Les faits qui prêtent à cette confusion sontd'abord l'étatde contemplation, puis les révélations, les visions et l'extase. On a tenté d'expliquer les premières, en les attribuant à des hallucinations, et aussi d'expliquer l'extase par les divers modes de l'hypnose.

Quant à la mystique diabolique, elle s'occupe des faits de possession et d'obsession, qu'on a confondus

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