‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 116 sur 519 · Cette discussion est résumée d'après le Moniteur · texte numérisé non relu

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2. Ce n’est pas la seule fois où la lliéophilantliropie eut les lion-

LES VPPROCIIES PE FRUCTIDOR

L'événement dut dissiper dans l’esprit de La Révellière les derniers doutes qu’il pouvait encore conserver sur le républicanisme des clichiens. 11 ne serait même pas surprenant que le rejet sommaire du projet, dont il était en somme le véritable auteur, levât ses dernières hésitations à exécuter le coup d’Etat, qui éclatera huit jours plus tard.

Les officieux. — La Révellière, dans son discours du 12 floréal, n’avait pas seulement fait appel aux législateurs pour donnera la France les institutions nouvelles qui lui manquaient, il avait cru pouvoir compter sur le concours officieux des pouvoirs publics et sur l’initiative des bons citoyens. « Le devoir du gouvernement, disait-il, était de protéger la théophilanthropie sans le paraître. » Son attente ici ne fut pas trompée.

La majorité du Directoire lui laissa carte blanche. Dans son numéro du ier messidor, Le Rédacteur, journal officiel, publia un compte rendu très étendu des Réflexions sur le culte, les cérémonies civiles et les fêtes nationales . De ce jour, le discours de la Révellière prenait le caractère et l’importance d’un acte de gouvernement1.

neurs de la tribune des Cinq-Cents. Fressenel avant le 18 fructidor se répandit contre elle en menaces ( Echo , n° 26).

Royer-Colard, le 20 messidor (lors de la discussion du rapport de C. Jordan sur les cultes), manifesta son indignation contre cette « niaiserie philosophique » décorée du nom de théophilanthropie, qui s’appellerait mieux « le culte de Robespierre » ( Annales catholiques,

1. 11 y avait, théoriquement, deux parties dans Le Rédacteur, l'une officielle et l’autre indépendante. C’est dans cette dernière, bien entendu, que figure le compte rendu du mémoire de La Révellière. En voici un extrait: « ... Plusieurs journaux estimables ont déjà appelé l'attention publique sur l’écrit du citoyen La Révellière. En revanche, l’auteur a été accusé d’être athée : « ne pas croire aux prêtres, c’est incontestablement ne pas croire en Dieu. »

« Les vrais amis de la Constitution et de la liberté peuvent, moins que jamais, se dissimuler que nos prêtres persévèrent à composer une classe à part, et à mettre au nombre des devoirs de leur état, l’étude des mesures propres à faire rétrograder la Révolution. Ce sont des prêtres qui rédigent et qui font circuler les feuilles les plus fécondes

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