‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 122 sur 519 · Gachon, Histoire de la théophilanllirofiie, p. g · texte numérisé non relu

Gachon, Histoire de la théophilanllirofiie, p. g

LA MESSE THÉOPHILANTHROPIQUE 1^3

sairement liée à celle c V utilité, de bien-être , de contentement, de paix 1 », ou des recommandations d’une prudence vraiment excessive, par exemple : « Apprends à te conformer aux circonstances et ne souille pas contre le vent 2. »

La messe théophilanthropique. — Le Recueil de cantiques, paru quelque temps après V Année religieuse :i, était un premier essai pour donner au culte une liturgie. Jusque-là l’ordre des cérémonies n’avait pas été réglé d’une façon uniforme ; les chants, les récitations, les discours se succédaient sans rythme üxc. Le nouveau Recueil détermine ce rythme une fois pour toutes. Désormais la messe théophilanthropique, si on peut ainsi l’appeler, comprendra toujours trois parties :

ire partie. — La cérémonie commence par un chant d’introduction Adorateurs de V Eternel, dont tous les assistants reprennent en chœur le refrain — , puis le lecteur, c’est-à-dire le célébrant, récite une invocation en prose à l’Etre suprême, « ce Dieu sage qui a établi dans la nature un ordre immuable 4, ce Dieu de bonté, à qui le théophilanthrope n'adresse point d’indiscrètes prières », car il sait que tout ce qui arrive « devait » arriver, et il s’y conforme de bon cœur. L’invocation terminée, les assistants entonnent un hymne, dont le lecteur annonce le premier vers (dans l’oflice calviniste, le pasleur indique de même les chants). Le lecteur reprend ensuite la parole pour l 'examen de conscience s; il demande à ses frères s’ils ont rempli tous leurs devoirs, ceux envers

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