‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 123 sur 519 · Id , p · texte numérisé non relu

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3. « liecueil de cantiques, hymnes et odes pour les fêtes religieuses et morales des théophilanthropes, ou adorateurs de Dieu et amis des hommes, précédé des invocations et formules iiu’ils récitent dans les dites fêtes ; à Paris, au bureau dos ouvrages de la théophilanthropie, rue de la Harpe, n° 307, près celle du Foin; an VI. » in-8 (Bib. nal., LdIS88). Le recueil, indiqué aux annonces du 2e volume de l 'Année Religieuse, parut aux environs du 18 fructidor

4. Comparer à I Introït de la messe catholique Sicut eral in principio et nune et semper et in secula seculorum.

5. Comparer au Confiteor île la messe, qui vient à peu près au même moment de l'ollice. L’examen de conscience correspond à la ^ Confession des péchés de l’office cal\ iniste.

T, ES APPROCHES DE FRUCTIDOR

eux-mêmes, ceux envers la famille, ceux envers la société. Les fidèles sont- censés répondre intérieurement aux questions du lecteur. Encore une invocation en prose au « Père des humains1 », créateur et, conservateur de la morale, au Dieu juste, qui a lié les hommes à la vertu par leur propre intérêt et qui ensevelit leurs fautes dans la nuit des temps, parce qu’il sait que leur ignorance en est la seule cause. Encore une hymne2, et la première partie de l’exercice est terminée.

2° partie 3. — La deuxième partie comprend essentiellement le discours et les lectures morales, entremêlées de chants. Les lectures morales doivent être empruntées à V Année religieuse.

31' partie. — La cérémonie se termine enfin par Vinvocation pour la patrie, suivie par une Exhortation finale. Dans l’invocation pour la patrie4, le lecteur demande à Dieu « de protéger le sol natal contre l’invasion ennemie, de faire régner les vertus publiques, d’éloigner les guerres civiles, d’inspirer aux magistrats (c’est-à-dire aux fonctionnaircs) l’esprit de justice et de désintéressement; il proteste de son désir de tolérance, de son attachement sincère au gouvernement s ». L’exhortation finale est surtout une invitation à vivre selon la conscience, à faire la charité6, àramenerau bien et à conduire à la théophilanthropie les âmes égarées (notamment les athées - — • « insensé qui dédaignerait le culte extérieur! »). Il permet enfin à ses frères de se délasser honnêtement le reste de la journée.

Quand le lecteur a prononcé : « Allez en paix, ne vous divisez pas pour des opinions et aimez-vous les uns et les autres' », l’assemblée s’écoule.

1. Comparer au Misereatur et au Kyrie eleison qui suivent le Confdeor.

2. Cet hymne occupe à peu près la place du Gloria in excrlsis.

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