Id. , livre 1 , pièce
G. Athalie, acte 1, scène IV.
7. Reproduites par C. Pierre (La musique des fêtes de la Révolution française, p. 2Ü2 et 23q). La musique est de Gossec.
T, ES APPROCHES DE FRUCTIDOR
notre réveil », de Daubermesnil ; l’ode n° X du citoyen Auguste Dossion i.
Aucune de ces productions poétiques n’est très remarquable, elles ne méritent pourtant pas toutes les railleries dont elles furent l’objet. Grégoire lui-même le reconnaît : « En général, les hymnes des théophilanthropes sont bien versifiés, les airs sont agréables et les sujets sont bien choisis 2. »
Le costume. — Jusqu’en floréal, les lecteurs et orateurs théophilanthropes ne se distinguent des fidèles par aucun costume particulier. Ils revêtent maintenant une robe de laine blanchâtre sans boutons3. Bientôt, ils substitueront à celle tunique une toge bleu céleste, avec une tunique blanche et une ceinture aurore4. Cet accoutrement tricolore, dont Daubermesnil avait déjà eu l’idée, symbolisait, aux yeux les moins prévenus, les tendances politiques du nouveau culte, très fier de s’intituler le culte républicain.
Mais cette nouveauté ne tardera pas à soulever les critiques des philosophes, qui y verront l’annonce d’un futur sacerdoce. Chemin présentera plus tard ses excuses en ces termes : « Lorsque le nombre de nos orateurs augmenta, nous craignîmes que quelques-uns ne parussent dans nos tribunes, vêtus soit avec trop, soit avec trop peu de soin, et nous crûmes qu’il serait bon, non pas pour en imposer davantage au public, mais pour donner à nos orateurs le costume de l’égalité, d’en avoir un spécialement affecté à l’exercice du culte. » Il ajoutait : « Jamais, au reste, nous n’y attachâmes une grande importance, et nous
1. G. Pierre, p. 2 4 1 - La musique est rte Dalayrac. La plupart de ces pièces figurent avec les noms d’auteurs dans un Recueil de chants philosophiques, civiques et moraux, publié par Chemin en l’an Nil (Bibl. de la V. de P. 3 2 4 1 à • C’est ce qui nous a permis de les identifier.