‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 126 sur 519 · Ilisloire des Sectes, t, p. 3g · texte numérisé non relu

Ilisloire des Sectes, t, p. 3g

3. Le prêtre constitutionnel Guyot, dans son pamphlet intitulé par antiphrase, L’ami des ihéophilanthropes, compare ce vêtement « à une chasuble et à une dalmatique des pères chartreux » (p. 3i).

4. Chemin trouve que ce costume «repose l'œil plus agréablement que celui des prêtres protestants et annonce un moraliste aimable » (Qu’esl-ce que la Théoph.?, p. 3i.

NOUVEAUX TESlPLES

avons appris depuis, avec plaisir, que dans plusieurs coinmunes où le culte s’était établi, les orateurs gardaient dans leurs fonctions les habits de la vie civile*. »

En attendant le costume fit ressembler davantage les lecteurs théophilanthropes aux prêtres des autres religions.

Nouveaux temples. — ■ L’aflluence augmentant sans cesse dans l’église des Catherinetles, et les deux réunions successives du dimanche et du décadi étant devenues insuffisantes, le comité de direction des théophilanthropes dut se préoccuper de fonder de nouveaux temples.

La loi du 11 prairial an 111, sur la célébration des cultes, semblait avoir prévu leurs désirs et leur donnait le moyen de les réaliser à peu de frais. « Lorsque des citoyens de la commune ou section de commune, disait l’article IV de la loi, exerceront des cultes différents ou prétendus tels, et qu’ils réclameront concuremment l’usage du même local, il leur sera commum, et les municipalités, sous la surveillance des corps administratifs, fixeront pour chaque culte les jours et heures les plus convenables, ainsi que les moyens de maintenir la décence et d’entretenir la paix et la concorde. »

Notre-Dame. — Forts du texte de la loi, les théophilanlhropes, au nombre de plus de 200, adressèrent à la municipalité du neuvième arrondissement une pétition 2 motivée pour obtenir le droit de célébrer leurs fêtes religieuses et morales dans l’église Notre-Dame, concuremment avec leurs frères, les catholiques. C’était le 1 2 prai rial, juste un mois après le discours de La Révellière à 1 Institut. Les pétitionnaires, parmi lesquels on voyait

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