‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 128 sur 519 · NOUVEAUX TEMPLES · texte numérisé non relu

NOUVEAUX TEMPLES

au département. Les administrateurs du département élevèrent difficultés sur difficultés pour refuser d’appliquer la loi. « Ils eurent recours, dira L Echo des théophilanthropes', à toutes les misérables subtilités, à toutes les chicanes, qui leur avaient été souillées par les prêtres. » Quand ils durent cependant se rendre à l’évidence, « ils se laissèrent aller à toutes les petites fureurs d’un fanatisme ridicule, et ils étaient pâles et tremblants de colère, ils 11e parlaient qu’en balbutiant et leur main se refusait à tenir la plume1 2 ». Ce qui est certain, c’est que les théophilanthropes n’osèrent pas se servir de l’autorisation qui leur était donnée si à contre cœur. Ils craignirent probablement des troubles, une émeute peut-être. Le gouvernement, qui préparait le coup d’Etat, ne voulut pas sans doute courir le risque d’une échauffourée qui aurait dérangé ses projets. Bref, comme on lit dans un rapport du ministre de la police, il renoncèrent à Notre-Dame « pour des considérations d’ordre public3 ».

L’ancien musée de Paris. — Le 9 messidor an Y4 5, ils s’installèrent à l’ancien Musée ’ de Paris, rue de Thionville, « en chambre garnie », disaient les mauvais plaisants. Ce fut leur second oratoire.

La Visitation. — - Ils louèrent peu après l’ancien

1. L’Écho des théophilanthropes, n» 26, article rétrospectif sur les débuts de la thcophilanthropie (fin frimaire an VI).

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