‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 142 sur 519 · Bib. nat., Ld,3S 19, s. d., in-8, \ p · texte numérisé non relu

Bib. nat., Ld,3S 19, s. d., in-8, \ p

20f> V.E LENDEMAIN DE FRUCTIDOR A PARIS

religion naturelle. On criait dans les rues : Les théophilanthropes soutenus par Bonaparte, son discours sur la religion et sa prière à l' Eternel 1 ; La visite de Bonaparte aux théophilanthropes1 2 ; Les crimes et forfaits des théophilanthropes, ou Les torts de toutes les factions réconciliées en présence de Bonaparte 3. Tons ces écrits proclamaient Tardent désir de la secte de se placer sous le patronage de l’homme du jour. 11 est à peine besoin de dire que ces espérances furent cruellement déçues. Bonaparte était trop avisé pour se compromettre dans une entreprise, dont il apercevait sans doute la fragilité. 11 ne voulait pas risquer par une démarche hasardée de nuire à ses chances d’avenir. Il ne se rendit donc pas aux invitations pressantes des théophilanthropes. Son flair l’avait d’autant mieux servi qu’il aurait pu être trompé par les progrès rapides que faisait alors la nouvelle église.

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L’esprit nouveau du comité de direction. — Le 18 fructidor avait eu de la répercussion sur le comité de direction morale des théophilanthropes. L’élément clichien, qui y était représenté avec Dupont (de Nemours), fut réduit au silence ou céda la place. Dupont quitta Paris pour se retirer dans ses terres4. Les nouveaux membres du comité se recrutaient maintenant de préférence parmi les patriotes avancés, parmi les jacobins.

1. Bit), nat., Ld188 22, s. d., in-8, 4 P- Bonaparte était comparé dans ce pamphlet à Alexandre et placé bien au-dessus.

2. Bib. nat., Lb42 1702, s. d., in-8, 4 p. — La lin de cette brochure est commune à la précédente. La visite de Bonaparte, dont il est question, est toute hypothétique ; l’auteur la décrit telle qu’elle aurait pu ou dû être : « Bonaparte, pénétré de ce grand principe que tout ce qui tend au bien, à rendre l’homme meilleur, ne peut être trop protégé, et indigné des calomnies répandues sur les sociétés théophilanthropiques a dû leur rendre visite, afin que, par sa présence, le nuage obscur et ridicule, que l’envie et le fanatisme cherchent à jeter sur les assemblées, tombât de lui-même et fiL briller d’un éclat encore plus lumineux la saine morale que l’on y enseigne... »

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