I,E PARTAGE DES ÉGLISES. - LES CONSTITUTIONNELS
passa dans celle-ci nous pouvons inférer ce qui se passa dans les autres.
Saint Médard. — Pour empêcher les réunions de dégénérer en conflits violents, les deux partis sollicitaient parfois l’intervention des municipalités. Quand les théophilanthropes obtinrent Saint-Médard, le curé Aug. Bai I liet et les administrateurs catholiques de l’église demandèrent à la municipalité du XIIe arrondissement de présider la conférence préparatoire, dans laquelle ils pourraient s’entendre avec les théophilanthropes sur le partage de l’église <; pour le bien de la paix ». La municipalité accepta ce rôle d’arbitre et convoqua par devant elle les représentants des deux cultes1.
A Saint-Eustache, les catholiques firent construire une nouvelle chaire pour n’avoir pas à se servir de celle des théophilanthropes2.
Saint-Germain T Auxerrois . — Cependant les rapports n’étaient pas partout aussi tendus entre les deux clergés : Chemin reconnaît, qu’à Saint-Germain l’Auxèrrois, les théophilanthropes « n’ont qu’à se louer des ministres et des administrateurs du culte catholique3 ».
De même, l 'Ami des théophilanthropes dans son numéro i3 (du 3o floréal an VI) se félicite de la bonne entente qui règne au temple Saint-Roch entre les deux cultes. Les ministres ont des attentions l’un pour l’autre, ils se servent du même autel, delà même tribune, etc...
Saint-Jacqaes-du- Haut-Pas. — A Saint-Jacques-du- Ilaut-Pas, après la conférence commune qu’ils eurent avec les administrateurs catholiques, les administrateurs théophilanthropes leur écrivirent la curieuse lettre suivante:
Paris, sextidi 16 fructidor an VIe de la République française une et indivisible.
Les administrateurs du culte théopbilanthropique dans le
i. Cal. Charavay, n° i()3, 3.
3. Le Révélateur, n° du lundi i3 novembre 1797 (a3 brumaire an VI).