‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 17 sur 519 · LES DEBRIS DU CULTE DÉCADAIRE EN L AN IV · texte numérisé non relu

LES DEBRIS DU CULTE DÉCADAIRE EN L AN IV

effort n’aboutit pas1. Le décret du 18 iloréal ne fut pas rapporté, mais ne fut pas rendu exécutoire. Les fêtes décadaires ne reçurent pas d’organisation uniforme. Cependant le culte révolutionnaire, ce culte olliciel qui avait sur les autres comme un rang de prééminence, ne disparut pas entièrement. Il en subsista quelques débris.

Les débris du culte décadaire en l’an IV. — Dans quelques villes républicaines, à Sens, à Besançon2, le décadi continue à être célébré régulièrement par des cérémonies civiques, présidées par les autorités.

Le repos décadaire reste obligatoire pour tous les fonctionnaires (loi du 7 vendémiaire an IV). Les organes centraux de la religion officielle fonctionnent encore par intermittence. Le comité d’instruction publique et sa commission distribuent toujours dans les départements des hymnes républicaines et des ouvrages de propagande philosophique3, etc.

L’Institut national de musique, devenu le Conservatoire, est comme auparavant chargé de la partie esthétique des

Esrhasseriaux aine, ou nom du comité d’instruction publii/ucet des membres charriés de la rédaction ; Impr. par ordre de la Convention nationale, pluviôse an lit). Bib. de la V. de P. 12272.

1. Lanlhenas revenait ii la charge, le 12 germinal, et réclamait du comité d’instruction publique la publication de cahiers décadaires « 1 1 1 i seraient lus chaque décade (Moyens de consolider la Révolution du 9 thermidor et de rétablir la concorde entre les vrais républicains, proposés dans la séance du 12 (terminai an 111, par F. Lanlhenas; Fonds Gazier).

2. A Besançon, la municipalité restaura le culte décadaire par son arrêté du 12 mars 1796, dans lequel elle invoquait le décret du 18 Iloréal (voir Sauzay, N lit, (ii3). — A Sens, les fêtes décadaires furent « solennisées exactement et sans interruption depuis l'établissement du régime constitutionnel a — (Lettre de la municipalité de Sens à l'administration centrale de l’Yonne en date du 8 pluviôse an VII, archives de l’Yonne).

3. Par exemple, le 2 pluviôse an III, arrêté du comité d’instruction publique ordonnant l’impression des odes républicaines de Lebrun à 3 000 exemplaires (Bib. de la V. de P. 12272).

En nivôse, le comité d'instruction publique arrête de faire distribuer 2 000 exemplaires de la Feuille I illnc/coise aux municipalités champêtres qui ne la recevaient pas encore, afin de continuer la guerre aux préjugés liherticides ( Feuille villageoise, n" du 20 nivôse an 111) Après le 9 thermidor, la commission d’instruction publique, composée de Garat, Ginguené, Clément de Bis, envoie aux départements, le 3 o octobre 179b un livre intitulé: Triomphe de la saine philosophie, par lioozcre.

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