‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 173 sur 519 · Chemin dit vrai. Voir plus loin · texte numérisé non relu

Chemin dit vrai. Voir plus loin

0. Chemin fait allusion aux réimpressions du Manuel par les sociétés de province.

dence, de considérer cette diffusion de la doctrine par le livre comme le plus clair résultat de sa tentative.

XIY

Littérature tiiéopiiilanthropique. — Une preuve qu'il n’exagère pas, au moins pour la période qui suivit le 18 fructidor, c’est le nombre de productions à tournure lliéophilantliropique qui virent le jour. Tous les petits littérateurs, dont le talent est de suivre le goût du moment, comme s’ils répondaient à l’appel de La Révellière, se mirent à rimer des hymmes théophilantliropiques, de la même manière qu’ils avaient rimé en l’an II des chants à la Raison et à l’Etre suprême; le plus souvent ils n’eurent qu’à rajeunir leurs anciennes productions.

Les journaux leur ouvrirent leurs colonnes les imprimeurs leur prêtèrent leurs presses. Félix Nogaret « proposa (sic) « aux ihéoplnlanthro'pes et aux magistrats de toutes les administrations centrales et de canton delà République française », un O Filii' qui commence gaiement comme un menuet :

Jeunes tilles, jeunes garçons,

Chantez, célébrez par vos sons La plus brillante des saisons, etc.

et qui finit par ce refrain d’église Aleluia ! Àleluia!

Le même Félix Nogaret composa un Pater1 2 3, où il faisait d’ailleurs laleçonau « Créateur des humains ». «Nous pardonnons... Grand Dieu! pardonne à qui l’offense. »

1. Par ex. on lit dans L'Indépendant du 12 floréal an \I sous la signature Dcslival un hymne lliéophilantliropique : Invocation à Dieu, dans le même journal du 6 nivôse an VI, l’hymne théophilanlhropique pour la cérémonie du mariage.

2. il fut imprimé une première fois chez Sotin (Bib. nat , Ld 1 88 47)> une seconde fois chez l’auteur sous un nouveau litre : « O Filii des r/ens sensés. La résurrection du printemps. Paroles du citoyen Félix Nogaret, musique du citoyen Bauvarlet Charpentier (Areh. nat., ADXVii 49).

3. Ce Pater figure à côté de l’O Filii dans l’exemplaire de la Bib.

T.TTTKRATI1RE TTlÉOPIIir.AVTIIROPlQUE

Pierre Colau, que nous connaissons déjà comme pamphlétaire, mit sur l’air du chant du départ un Hymmc à l’Éternel

11 est bien rare que les recueils d’iiymmes patriotiques, qui parurent en grand nombre, ne renferment pas une ou plusieurs pièces à tendance théophilanthropiquei. 2 3. On retrouve la même inspiration dans les ouvrages en prose composés par des auteurs patriotes, dans la Relit] ion naturelle, de Charles-César Robin !, où il fait une apologie de la ihéophilanlhropie sans la nommer, dans le Code du bonheur social, de Dutasta-Lasserre, « docteur en médecine de la faculté de Montpellier, médecin des armées de la République, ex-agent national de la commune de Bordeaux 4 5 » , dans le Traité de la religion naturelle dePithoud ", dans Y Origine du culte romain et de la théophilanthropie , parL.-L. Pelissard (an YI), dans V Antiprêtre , de Lebrun6 7, qui ne considère pourtant la théophilanthropie que comme un passage vers la vraie religion, qui est la religion de la vertu, dans le livre de G. Boucher La Richarderie ‘ « ex-

i . Il a été reproduit dans un recueil factice de Poésies révolutionnaires (B. de la \ . de 1’., 706, t. If, p. 43)

•2. Par exemple, on trouve dans un recueil de ce genre, qui renferme les différents morceaux chantés en l’honneur de la fête de la paix continentale à Lyon, le 3o nivôse an ^ I (B. de la V. de P. 7839) une Ode d'un philanthrope républicain contre la monarchie, par Lebrun. l'Hymne à Dieu chantée par les théophilanthropes , des 1 ers dorés de Pylhagore ou Principes de ta morale universelle.

3. Annoncée dans Le Moniteur du 28 vendémiaire an YI, sous ce litre : De la religion naturelle ou des rapports de l'homme avec la divinité, par Charles-César Robin. V Paris, de l’imprimerie de Lemaire, rue d’Enlcr, n" 1 4 1 . an \ I de la République,- in -8 (Arch. nal , AI) \\ IIP- 44o).

4. Toutes ces qualités suivent le nom de l’auteur sur la couverture du livre dont voici le tilrc: Le (iode du bonheur social ou les mystères de la politique mis à la portée de tout le monde, ouvrage élémentaire et méthodique nécessaire à tous les citoyens, dédié aux Républiques française, batave et cisalpine, et aux hommes de quelque opinion qu’ils soient par le citoyen Dutasta-Lasserre. A Paris, chez tous les marchands de nouveautés, an \ I, in-8 ; 011 souscrit à Paris chez Coesnon Pellerin, à l’imprimerie de L’Ami de la Patrie et au bureau du Journal des théophilanthropes, rue Nicaise... » La Bib. nat., ne possède que le premier volume (Invent. E. 4 a 38) . Ce livre était annoncé dans le journal L'Ami des théophilanthropes du 5’ Horéal an NI.

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