‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 175 sur 519 · Page · texte numérisé non relu

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3. Discours décadaires à t’usai) e des Üiéopldlanlhropts ; seconde édition, à Paris, au bureau de L’Ami des Lois, an VI, in-8 (Bib. Nat. Ld188 36). Ces discours, au nombre de douze, roulent sur Dieu, la nature, le genre humain, le peuple français, la reconnaissance, la liberté des peuples, le 21 janvier, la bienfaisance, les martyrs de la liberté, la fondation de la République, l’amour conjugal et le 9 thermidor. Les attaques \iolentes contre le catholicisme et les digressions politiques, dont ces discours sont remplis, ont empêché sans doute les théophilanthropes d’en faire usage dans leurs temples. On rencontre dans le cinquième discours un vif éloge de Ilaüy. Dans le sixième, Poultier demandait le bannissement de « ces prêtres imbéciles qui regrettent leur domination et leur riche pauvreté... Point de tolérance pour les intolérants .. »

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de ta naissance... » « La religion catholique, concluait-il triomphalement, est devenue l’objet du mépris de tous ceux dont la démence n’a pas dérangé les organes1. » Entin il félicitait hautement le gouvernement de protéger le nouveau culte républicain. « Le gouvernement voit avec plaisir se multiplier ces réunions si propres à discréditer le royalisme cl augmenter le nombre des bons citoyens2 ».

Sébastien Mercier, dans ses livres très lus, fit l’éloge des lliéophilanthropes dont il avait été l’un des premiers. Ecoutons-le, dans le Nouveau Paris3, célébrer la chute du catholicisme et le triomphe prochain du culte raisonnable :

« Grâces immortelles soient rendues à la philosophie ! La raison triomphe. La superstition, la crédulité et toutes les jongleries sacerdotales font place à la religion naturelle. Sa voix persuasive commence à se faire entendre dans tous les cœurs. Bientôt cette religion pacifique, dont nous apportons au-dedans de nous le germe en naissant, sera la seule dominante. Telle est celle que professent et qu’enseignent les théophilanthropes... • Les vrais amis de Dieu sont les vrais amis des hommes ; simples dans leur doctrine, comme les apôtres du Christ, humbles comme eux, comme eux ennemis du faste et des grandeurs, les théophilanthropes ne peuvent qu’inspirer confianceaux esprits solides, entraîner les suffrages et généraliser leurs prosélytes... La paix florissante donnera sans doute à cette institution plus de pompe et de solennité. Mors une symphonie parfaite exécutera dans toute sa majesté l’hymne au Père de l'univers. Déjà les petits enfants le répètent en chœur et la jeune fille le chante en mariant sa voix à celle de sa vertueuse mère, etc. »

Le peintre David, un théophilanlhrope de la première heure, dans une revue de la poésie de l’année parue dans

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