‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 176 sur 519 · Préface, \j · texte numérisé non relu

Préface, \j

2 Préface, x.

3. Tome 1\ , 1 7 ij S , ch. clxli, p. io3 et suiv. Il revient encore sur la théophilanthropie au tome VI, ch. cclxii, p. 221 et suiv., et cli. < c.exxi, p. 2Üi et suiv.

Mathiez. ir

o. 5S I/F. EENDEMAIX T)E FRUCTIDOR A PARTS

le Moniteur fait un vif éloge de l’hymne à la divinité des théophilantliropes, dont il trouve la poésie préférable à celle de Chênedollé.

Ecrits poiæmiqt es. — Timide encore et réservée, avant fructidor, la polémique des théophilantliropes contre le catholicisme devient de plus en plus directe. Le succès les a visiblement enhardis. Voici par exemple un pamphlet anonyme intitulé : Grande discussion entre les catholiques et les théophilanthropes sur F abolition des dimanches. Dialogues sur les religions par les ministres des deux cultes1 2. Le christianisme, qu’ils évitaient auparavant de combattre ouvertement, y est pris vivement à partie et critiqué sans ménagement. C’est une religion toute spirituelle, antisociale. « La patrie du chrétien n’est pas de ce monde. » « Pourvu qu’il n’ait rien à se reprocher, peu lui importe que tout aille bien ou mal ici-bas. Si la République est triomphante, à peine ose-t-il jouir de son triomphe, il craint de s’enorgueillir de la gloire de son pays ; si elle dépérit, il bénit la main de son Dieu qui s’appesantit sur elle, etc. » C’est une religion de servitude. « Son esprit est trop favorable à la tyrannie pour qu’elle n’en profite pas toujours. Les chrétiens sont faits pour être esclaves. » Nous sommes loin, avec ce langage d’une netteté brutale, des prudentes précautions d’autrefois ! Mais ce n’est pas tout. La suite porte plus à fond, si c’est possible : « Lorque Jésus vint établir sur la terre un royaume spirituel, ce qui séparait le système théologique du système politique, fit que l’Etat cessa d’être un, et causa les divisions intestines qui n’ont jamais cessé d’agiter les peuples chrétiens ; cette idée d’un royaume de l’autre monde n’ayant jamais entré dans la tête des païens, ils regardèrent toujours les chrétiens comme les vrais rebelles, qui, sous une hypocrite soumission, ne cherchaient que le moment de se rendre indépendants et maîtres, et d’usurper adroitement l’autorité qu’ils feignaient

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