‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 180 sur 519 · Arch. nat , AD · texte numérisé non relu

Arch. nat , AD

\. Registre des délibérations de l’administration centrale du Cher, L 1 10, à la date du 3 ventôse an VI.

sation1 2 », — lui encore, qui prononça le discours sur la souveraineté du peuple à la première fête nationale célébrée par les théophilanthropes", — lui toujours, qui résuma l'œuvre de la théophilanthropie, le jour de sa première fête anniversaire, le 20 nivôse an Yl, etc.

Par une vieille habitude, sans doute, Dubroca a toujours soin d’indiquer au début la division de ses discours, comme il faisait autrefois pour scs sermons. A-t-il à prêcher, par exemple, sur la fête de la reconnaissance, il traite successivement ces trois points: la reconnaissance envers Dieu, la reconnaissance envers la patrie, la reconnaissance envers les amis. 11 excelle dans les sujets généraux qui prêtent à la tirade : ayant à parler sur la « bienveillance universelle » l’un des « grands principes de la théophilanthropie », d met au-dessus de l’amour de la patrie, l’amour de l’humanité, et pour le célébrer trouve des accents éloquents : « Les différents Etats, dit-il, qui couvrent la surface cle la terre, sont autant de grandes familles aussi réciproquement unies par la loi naturelle que les familles concitoyennes le sont par la loi civile et politique. La société universelle est comme un fleuve qui, devenu immense dans son cours, s’est partagé en plusieurs canaux, sans cesser d’être le même, toutes ses branches ont la même source et roulent les mêmes eaux... La terre n’est la patrie ni du chrétien, ni du mahométan, c’est celle de l’homme... Magistrats suprêmes des nations, entendez aussi la voix de la bienveillance universelle ; elle vous cric que l’usage de la force n’est légitime que quand la justice n’a que ce moyen... » Dubroca a l’art d’élargir le sujet, de le vivifier par des exemples bien choisis, de l’agrémenter par des anecdotes adroitement contées. 11 se plaît, selon la mode du temps, aux scènes sentimentales et touchantes et aux portraits : à propos de la piMé filiale, par exemple, il oppose le bon lîls et le mauvais fils, dans un discours sur le bonheur

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