Id., j). 109, 174. i
g. D’après de la Quérière. Clérembray imprime à tort nivôse an IN . Ou v. cité, p. 53i.
3a6 ],E LENDEMAIN DE FRUCTIDOR DANS I.ES DÉPARTEMENTS
voulurent s’instaler à Rouen même, et, vers la fin de ventôse an VI, demandèrent à la municipalité l’église Saint-Eloi qui était inoccupée1. L'administration municipale y consentit et prit un arrêté favorable le [\ germinal. Mais l’administration centrale révoqua l’arrêté, à sa séance du 7 germinal, sous prétexte que précédemment, le a i ventôse, élit? avait mis l’église Saint-Eloi à la disposition du département de la guerre2 3. Les théophilanthropes durent donc rester provisoirement dans le faubourg du Mont-aux- Malades. En vendémiaire an VII, ils demandèrent une seconde fois une église de Rouen *, et cette fois jetèrent leur dévolu non plus sur un édifice inoccupé, mais sur Saint-Patrice, qui servait déjà à l’exercice du culte catholique. Une seconde fois, la municipalité fit droit à leur pétition, et, par son arrêté du 23 vendémiaire an \ II, permit aux théophilanthropes d’exercer leur culte à Saint- Patrice, « tous les jours depuis midi très précis jusqu’à trois heures également précises. » — L’arrêté entrait dans des détails assez minutieux sur les droits et devoirs mutuels des deux cultes en présence:
Art. III. — T ous les objets qui sont actuellement dans ladite église, tels que stalles, autels, statues, etc. ne pourront être sous aucun prétexte dérangés par les théophilanthropes. Ils auront seulement la liberté de les voiler pendant l’exercice de leur culte, s’ils le jugent convenable.
1. La pétition est revêtue des signatures des citoyens : Delozier, Le Couturier, Friquenot, Thomas, Perrot, G.-L. Godefroy, Auvray, Le Brun, Dupray, François Barjolle, Hermier, Le Roy, Hamon, Berlin, Bucaille neveu, R. Foucault, Canivet, Elie Guéroult, Pollot, Clavier, Blondel le jeune, Grandcourt, François Dupré, Descroisilles, Jean-François Aufray le jeune, Charles Benoist, Le Mercier (Arch. municip. de Rouen, Registre des délibérations de l’administration municipale à la date du 4 germinal an VI et non du 7 comme le dit à tort Clérembray, p. 53 1 note).
2. Arch. de la Seine-Inférieure. Registre des délibérations de l’administration centrale. Il est à remarquer que c’est juste au moment où les théophilanthropes demandent Saint-Eloi (fin ventôse) que l’administration centrale met cette église à la disposition du ministre de la guerre.
3. Cette pétition n’est qu’indiquée au registre des délibérations de l’administration municipale. Les noms des signataires 11e sont pas mentionnés, sauf celui de Foubert qui habitait rue Cauchoise, n° 35.