Àrch. de l'Yonne, lettre citée (4 brumaire an VII
La théopiiil anïhkoîmë a i/étranger 38i
grâce aux immortels ouvrages du patriarche cl au progrès des lumières *.
Leur attente du reste ne fut pas complètement trompée; alors que les premiers cultes révolutionnaires n'avaient essaimé nulle part au-delà des frontières, la théophilanthropie se répandit à l’étranger, dans les républiques vas- r sales de la notre, en Hollande, en Cisalpine, dans les pays protestants comme l’Allemagne et l’Angleterre, et jusque dans le Nouveau Monde. Chemin pouvait rappeler avec orgueil que ses petits livres avaient été traduits en tout ou en partie dans toutes les langues de l’Europe et qu’ils avaient pénétré dans les pays mêmes soumis à l’inquisition 1 2.
Pays annexés*. — Il ne semble pas (pie les contrées, nouvellement annexées, aient compté beaucoup de sociétés théophilanthropiques. La Belgique et les provinces rhénanes étaient peuplées de catholiques fervents, très hostiles à la République et à ce qui la rappelait.
Le Directoire avait assez à faire à les maintenir dans le devoir, sans risquer de les alarmer par des prédications intempestives. Grégoire, dont les informations sont d’ordinaire assez complètes, n’a relevé l’existence de la secte qu’à Libye, où un officier de santé nommé Fitz inaugura le temple théophilanthropique, le 3o pluviôse an VI 3. Ici encore la théophilanthropie s’était greffée sur un cercle constitutionnel, qui avait son siège à la « Taverne patriotique ». Les fonctionnaires paraissent avoir prêté leur con cours. Un juge du tribunal civil du département de rOurlhe, du nom deDethicr, présida la fête d’inauguration de concert avec Fitz.
Suisse. — A la lin de l’an VI, Siauve, chargé probablement par le ministère de la guerre d’une mision en Suisse, ne partit pas pour la nouvelle république, sans d’idée bien arrêtée d’y prêcher la bonne nouvelle théoplii-