‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 272 sur 519 · Lectures on éducation, 111, p · texte numérisé non relu

Lectures on éducation, 111, p

3. Réunis en recueil sous ce titre : Lectures on the universal principles of religion and moralily. 2 vol., 1779, in-8.

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« INI . le chevalier Williams, je viens de recevoir, à la suite de votre lettre: du 20 du mois de mai dernier, l'ouvrage que des sentiments de libellé cl de conviction vous ont fait donner au public sous le titre d 'Essai sur la liturgie . Votre attention de cet envoi me fait plaisir et c’est pour vous témoigner mes remerciements que je vous lais la présente, priant Dieu en même temps sur ce, qu’il ait M. le chevalier Williams en sa sainte et digne garde. »

Le patriarche de Ferney, à son tour, avait joint en anglais ses encouragements à ceux de Frédéric : « J’ai lu votre livre avec tout le plaisir que prendrait un rose-croix à lire le livre d’un adepte. C’est un grand réconfort pour moi que de v oir, à l'âge de quatre-vingt deux ans, la tolérance professée ouvertement dans votre pays et le Dieu de tout le genre humain cesser d’être parqué sur un petit coin de terre. Que la noble vérité sorte de votre plume et de votre bouche ! Je suis de tout mon cœur un de vos fidèles et de vos admirateurs... »

Mêmes encouragements de la part de célébrités moindres, notamment de Teller, théologien protestant renommé de Berlin, qui envoyait à Williams un plan de culte déiste analogue au sien, conçu et même exécuté par un de ses amis, Basedow, pasteur à Dessau, sous le titre de Philanthropie. Un autre Allemand, Schœnemann, publia en 178/i, à Leipzig, une traduction de la liturgie de Williams. On peut donc dire que l’entreprise prit la proportion d’un événement européen.

Dans les premiers temps, un grand nombre de curieux et de fidèles accoururent au temple de Margaret Street pour assister aux offices du prêtre delà nature. Pour faire vivre son œuvre, Williams ouvrit une souscription qui fut facilement couverte. Arcbenholz, qui visitait alors l’Angleterre, laisse percer son enthousiasme dans sa relation 1 : « On vit une chose sans exemple jusqu’à ce jour : une

1. Tableau de V Angleterre el de l’Italie, par M. d’Àrchenholz, ancien capitaine au service de S. M. le roi de Prusse ; traduit de l’allemand à Gotha, 1788, in-8 (Bib. nat. , N i46).

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