‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 273 sur 519 · ANGLETERRE · texte numérisé non relu

ANGLETERRE

nombreuse assemblée de gens de toute religion qui, réunis sous un même toit, après avoir mis de côté mystères et cérémonies, adoraient de concert le Dieuderunivers. Tout s’y rapportait à l’accomplissement de nos devoirs et à la pratique d’une morale pure. Le service divin avait quelque chose d’imposant par sa simplicité1. »

Mais après un premier et rapide succès, l'église fondée par AN illiams ne tarda pas à décliner. Quatre ans plus tard elle disparaissait. Comme le dit liés bien Archenholz, « le culte était de trop pour le déiste par réflexion, qui ne se laissera que difficilement convaincre de la nécessité d’un service divin2. » En outre, plusieurs des lidèles de Williams avaient passé à l’athéisme; Williams en lit lui-même l’aveu à Grégoire, qui l’a noté dans son histoire 3 4.

Campagne déiste sous le Directoire. — La tentative, malgré son insuccès final, n’en avait pas moins laissé des traces durables. A l’époque de la Révolution, les déistes anglais suivirent avec attention le spectacle des choses de France. Groupés en clubs de lecture, dont le principal était la puissante Société de correspondance de Londres, ils répandaient dans le public les ouvrages philosophiques et démocratiques, notamment I’ 1 rje de la raison de Paine el les Tînmes de VolneyL

« Une ère nouvelle commença, dit W.-H. Reid, dans l’histoire de l’incrédulité anglaise. Jusque-là l’incrédulité avait été le partage des grands seigneurs, maintenant elle

1. Ouvrage cité, t. I, p. 2o3. Remarquons en passant (pie dix ans après, le même d’Àrchenholz se montrera dans sa Minerva très injuste pour la théopliilanthropic.

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