‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 274 sur 519 · Histoire des Sectes , I, p · texte numérisé non relu

Histoire des Sectes , I, p

4. Le récit qui suit est emprunté en grande partie à la brochure très documentée de William llamilton Reid : The Itise and dissolution of the Jnjidel societies in the nietropolis, includingthe origin of modem déism and atheism, the genius and conduct of those associations, tlieir lecture, rooms, field-meetings and deputatiohs from the publication of Paille s âge of rcason lill tbc présent period. London, 1800. in-8 (Bib. nat., Inventaire D- 10567). L’auteur, comme il le dit-lui-même, avait d’abord été la dupe « des dangereuses illusions » dont il retrace l’histoire, d’où sa compétence.

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descend pour la première fois dans les classes inférieures. » La London correspondit ig society distribua les ouvrages impies jusque dans les mines de la Cornouailles.

Vers 1790, des sociétés se fondèrent dans les quartiers ouvriers de Londres pour propager le déisme par la parole. L’une des premières fondées s’était établie dans une ancienne reading-society, à Forestreet près de Clipplegate. L’assistance était si nombreuse, dit Reid, que la respiration y était extrêmement dillicile. D’autres sociétés du même genre attiraient la même alfluence, par exemple la Société morale et politique, qui se réunissait près de Bunhill-row, dans un débating-room. La plus importante tle toutes, le « foyer du déisme », tenait ses séances à Cécil-court, S’-Martin’s Lane. Ses membres s’appelaient citoyens (citizen). Ils avaient un tel talent que leur immense salle était toujours pleine, bien qu’il y eût deux séances par semaine, le mercredi et le dimanche. Quand la théophilanthropie commença à être connue, un groupe de déistes londoniens fondèrent dans un public-bouse de Jewin-street une société des amis de la morale ( Friends of morality ), qui se recrutait par cooptation et en faisant subir aux candidats un examen sévère. La société loua bientôt une salle à Whitecross-street et donna des conférences, tirées des œuvres de Voltaire, de Williams, etc. Reid compare ces conférences aux réunions théophilanthropiques et appelle la salle temple de la Raison. Le quaker John Walker ', ami de Napper Tandy, de Thomas Paine, de Thomas Muir, traduisit en anglais, en 1797, le Manuel des théophilanthropes'1 2, probablement après un voyage qu’il fit à Paris la même année.

L’Écho notait à ce propos que la théophilanthropie avait trouvé à Londres des admirateurs nombreux3. Le pasteur John Evans faisait l’éloge de la secte, et, comme Gôricke, espérait qu’elle préparerait les voies à une épuration du

1. Sur John Walker, consulter: Dictionary of national hiography.

2. The Manual of lhe Theophilanihropcs or Adorers of god and Friends of Man, London, 1797, in-12.

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