‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 30 sur 519 · Histoire des Sectes, J, j · texte numérisé non relu

Histoire des Sectes, J, j

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démontrer à scs collègues des Conseils la nécessité d organiser promptement les institutions républicaines, dont l’absence seule causait tous les maux de l'Etat.

Le Ier germinal an 1Y, dans un long discours sentimental, d’un optimisme sincère, il proposait une série de mesures propres, pensait il, à ranimer l’amour de. la liberté. Le 7 floréal, il faisait un rapport sur les moyens de relever l’esprit public, le 17 floréal, il donnait lecture d’un nouveau rapport sur les fêtes nationales, qui ramèneront, la concorde entre tous les patriotes et l’oubli des querelles passées. « L'homme, écrivait il, est tout senti

ment Conduire les hommes au bonheur, voilà le but;

les conduire par l’impression des sens, voilà les moyens... Vulgaire, philosophes, illettrés, tous sont conduits par les sens, cl tous sont à leur tour frappés par les images, qui ne sont que la pensée en relief. » Et il soumettait ensuite à ses collègues le plan d’une fêle grandiose en l’honneur des victoires des armées et des défenseurs morts pour la patrie. Sans se lasser, le 5 thermidor, il revenait sur le même sujet et projetait: d’élever dans chaque commune une colonne de la Loi, sur le piédestal de laquelle seraient gravés les noms des habitants, civils ou militaires, morts pour la patrie ; — d’instituer

un registre nommé livre <lc gloire:, qui contiendrait la biographie civique des citoyens inscrits sur la colonne de la Loi ; — d’élever au Panthéon ou au jardin national une table de marbre blanc, sur laquelle on graverait les noms les pins éminents parmi ceux des bien faileurs de la patrie. La table de marbre serait supportée par la Vertu et par la Liberté ; à droite, « sera la Patrie qui montrera cette table à la Postérité, placée à gauche et conduite par le Temps; » etc. Chaque année une lête funéraire rappellerait le dévouement des bons serviteurs inscrits sur la colonne de la Loi et sur la table de marbre. « Jugez, concluait triomphalement Daubermesnil, de l’impression que doivent produire sur les âmes de pareils monuments, de pareilles institutions pour l’avenir ; — pour l’avenir, car c’est lui que le

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