‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 309 sur 519 · PREMIER INSUCCÈS · texte numérisé non relu

PREMIER INSUCCÈS

« Considérant qu’elles fournissent aux artistes des occa sions fréquentes de déployer leur génie et d’exercer leurs talents et qu’ainsi sous le rapport des mœurs et des arts, elles doivent être autorisées, facilitées et protégées, etc. »

Les citoyens, qui useraient de la permission, étaient invités à planter sur la fosse « un arbre étranger d’un produit utile et qui, sous ce rapport, mérite d’être acclimaté ». — En aucun cas, ils ne pourraient placer ou faire représenter sur la tombe des armoiries ou autres siirnes de la féodalité. — Plus d’un Parisien même catholique, s’empressa, semble-t-il, de profiter des dispositions de l’arrêté, par exemple la famille Collet, qui lit aménager « el bénir un local pour recevoir les dépouilles mortelles de ses enfants et de ses amis1. »

Pour assurer un public aux réunions décadaires, l’administration centrale enjoignit à tous les agents de scs bureaux, el généralement à tous les fonctionnaires salariés d’y assister et d’y amener leur famille. Afin de rehausser l’éclat des cérémonies, elle mit des fonds à la disposition des municipalités chargées de leur célébration2 3.

Premier insuccès. — Malheureusement le zèle des autorités inférieures 11’égalait pas toujours celui de l’administration centrale. Dupin se plaint que plusieurs fonctionnaires voient avec déplaisir les fêtes décadaires, que a beaucoup d’olBcicrs municipaux regrettent de ne pouvoir plus se reposer le décadi et font sonner très haut qu’ils ne sont point salariés ’ ». Aussi le succès des premières réunions était- il très mince. Dupin le déplorait dans son compte de vendémiaire an Vil : « Le décadi où il 11’y a point de mariages, le temple est désert. 11 faut avouer que jusqu’à présent nos fêles décadaires ne

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