‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 310 sur 519 · Annales Je la relujion, !.. VIII, p. a · texte numérisé non relu

Annales Je la relujion, !.. VIII, p. a

». Rapport du commissaire central Dupin pendant le mois de fructidor an VI ; Aailard, V, p. 96.

3. Rapport cité. Dans le rapport suivant, Dupin nous apprend que l'administration centrale manda devant elle les agents municipaux, qui avaient néglige d'assister aux cérémonies décadaires et leur fit une « réprimande paternelle dont ils ont profité dans les fêtes suivantes » Aulard, Y, p 1 G~ .

4 68 Culte décadaire et tiieopiulaNtiihoIHE

présentent que cet attrait ; pour que le peuple y vienne il faut qu'il y trouve un amusement, et la lecture des lois et du Bulletin même, dont la rédaction est très froide, ne suffit pas pour lui en offrir. Les articles d’économie rurale intéressent les villageois et fort peu les citadins’. » Et Dupin proposait de remplacer ces froides lectures par quelques expériences de physique, qui produiraient un meilleur effet. — Quand l’hiver approcha, les assistants déjà peu nombreux auparavant s’éclipsèrent, et Dupin dut constater que « les fêtes décadaires semblables aux jeunes fleurs que le froid décolore souffrent beaucoup de la rigueur de la saison, qui sert de prétexte aux fonctionnaires tièdes pour s’en absenter1 2... »

Enquête ordonnée par le ministre, — François de Neufchâteau, mis au courant du peu de succès du culte décadaire à Paris, s’émut et demanda un rapport. Les temples, disait-il, n’avaient point de gradins, on y faisait beaucoup de bruit, les lecteurs ne savaient point lire, le désordre était particulièrement intense au temple de l’Hymen3. Le chef de la b"12 division reconnut que les réunions décadaires « n’offraient ni majesté, ni intérêt, ni utilité ». Il en donna plusieurs causes. On avait organisé le culte sans plan, sans savoir ce qu’on ferait, ce qu’on dirait, comment on se placerait. « L’instruction, que le Directoire a rejetée comme minulieuse, aurait été extrêmement nécessaire. » Les bureaux en rédigeront une autre, qu’ils tâcheront de rendre plus conforme aux vues du ministre. Le chef de division voudrait qu’on établit dans chaque temple décadaire un chorège, sorte d’ordonnateur des cérémonies. Le Directoire croit que l’établissement de ces chorèges doit être ordonné par une loi. Ce n’est point son avis. Une administration peut bien se faire remplacer pour des opérations qu’elle ne peut exécuter elle-même, par des agents à son service, surtout quand

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