‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 315 sur 519 · Même dossier · texte numérisé non relu

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2. Le citoyen Verrou était directeur d’un établissement d'enseignement connu sous le nom de « Musée d’émulation ». Ses élèves assistèrent régulièrement aux réunions décadaires du temple de la Vieillesse, comme en font foi plusieurs procès-verbaux imprimés mentionnés par Tourneux (Bibliographie, 111, nHS i(i(34i et suiv.).

3. Plancher-V alcour, juge de paix de la division du Nord, fut le chantre ordinaire du temple de la Vieillesse. Il figure sur les procèsverbaux imprimés comme l’auteur d’une romance pour la fête «le la Jeunesse (10 germinal an VII); d’un hymne pour la fête de la Itecon-

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citoyen Verrou, la séance sc termina avec le Chant du départ 1 .

Le rapport sur l’enquête ordonnée par François de Neufchâteau en frimaire an VIF, remarque «que l’esprit public varie et sc nuance dans les différents arrondissements ». « Les fêtes décadaires, ajoute-t-il, sont célébrées avec plus d’intérêt dans l’arrondissement, où se trouvent les premières au toritées constituées3. La même observation peut s’appliquer à celui du faubourg Antoine4, à celui où existe le Prytanée français ».

Impression d’ensemble. — D’une façon générale, on peut dire qu’après une courte période de confusion au début, le culte décadaire, à Paris, gagna de plus en plus en dignité et finit par obtenir dans certains arrondissements un réel succès. En nivôse an VII, le commissaire central Dupin, dont les rapports paraissent véridiques, constate que « malgré la rigueur de la saison... les administrations municipales ont eu la satisfaction de voir assister à ces fêtes un nombre considérable de citoyens des deux sexes3. » Il ajoute que le calendrier républicain est généralement observé et que les infractions sont très rares.

En pluviôse, le concours des citoyens augmente. Les fêtes décadaires sont « fort suivies », « leur intérêt croît avec l’esprit républicain » ; Dupin affirme que leur triomphe sera assuré, dès que l’on pourra « réaliser les projets connus et arrêtés pour leur splendeur ». Le jour par exemple où, les odes et les stances étant chantées sur des airs connus, le peuple deviendra à la fois spectateur

naissance (10 prairial an Vit), d’une scène lyrique exécutée par les artistes de théâtre de la République et des Arts à la fête de la Vieillesse (10 fructidor an VII); du poème de la République pour la fête du iur vendémiaire an VIII, etc., ce dernier poème imprimé à part (B. de la V. de P. 28282).

1. D'après le Proces-verbal imprimé conservé à la B. de la V. de P. 12272.

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