RÉGION DU NORD. — NORD
connues », que « les fêtes de l’ancien régime continuaient à se chômer avec pompe et souvent même au son des cloches1 2. »
Nord. — Les autorités du département du Nord n’avaient pourtant rien négligé pour faire respecter le décadi. Le commissaire central, J. -N. François, avait invité les commissaires cantonanxà exiger de tous les prêtres le transfert à ce jour de leurs principales cérémonies Sa circulaire suspendait les menaces sur la tête des prêtres récalcitrants : « Il est temps que l’on sache jusqu’à quel point on peut compter sur l’attachement des ministres des cultes au gouvernement républicain; il est temps que l’on connaisse ceux qui voudraient encore opposer la pratique des dogmes qu'ils professent à la volonté du peuple, exprimée par le Corps législatif et par le Directoire exécutif... » L’évêque constitutionnel Primat était prisa partie personnellement: « Que tous les ministres fassent donc la déclaration..., ...qu’ils ne prêtent pas l’oreille aux insinuations perfides d’un homme qui se prétendrai t supérieur à eux dans l'ordre ecclésiastique ! Qu’ils laissent cet homme se perdre, s’il le juge à propos3 4. » Le ministre de l’intérieur, il est vrai, blâma ce langage trop vigoureux. « Il ne faut pas, écrivit il à François, en vendémiaire an VII, que les prêtres puissent se dire persécutés. Ils trouvent encore assez d’hommes faibles pour les croire, et par là vous les aurez rendus intéressants '* », mais il ne semble pas que le commissaire central soit revenu sur sa circulaire, bien au contraire.
Le i\ nivôse, il présentait en ces termes la défense de sa conduite dans une lettre au ministre de la police :