RÉGION DE L’EST. - BAS-RHIN
lions du commissaire central et refusa d ordonner aux prêtres le transfert de leurs cérémonies au décadi l.
Pas-de-Calais. — Dans le Pas-de-Calais, les résultats furent encore moindres, si on en juge par le rapport suivant présenté à François de Neufchâteau, le 16 pluviôse an ^ II, par un de ses chefs de bureau : « H s’est opéré depuis
quatre mois une révolu lion étonnante dans 1 esprit public
de ce départemenl ; la somme des délits commis oflre un avenir effrayanl : profanation des couleurs nationales, menaces et placards homicides, amputations d arbres de la liberté, convulsions fanatiques, brigandages, incendies, assassinats, rébellion armée et actes contre- révolutionnaires, tel est le tableau que présente suivant ces renseignements la correspondance des fonctionnaires publics. Le Pas-de- Calais doit fournir à la République trois mille six cents conscrits, huit cents seulement ont pris des feuilles de route, et beaucoup de ces derniers restent dans leuis foyers ou y rentrent a la sollicitation de leu i s parents . »
La Vendée belge faisait la tache d’huile dans tout le Nord de la France.
Oise. — Dans l’Oise, l’administration centrale ordonna, le 26 fructidor an VII, la fermeture des églises, les jours autres que les décadis, quintidis et letcs nationales . On était alors au moment des [il us grands périls de la République et l’arrêté avait la valeur d’un acte de salut public. C’était pour des raisons analogues que les proconsuls de l’an 11 avaient supprimé 1 exercice du culte catholique.
Région de l’Est. — La région de l’Est, où les républicains lurent toujours nombreux a toutes les époques, fit un meilleur accueil au culte décadaire.
Bas Rhin. — Les Strasbourgeois, qui avaient célébré