‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 342 sur 519 · ht., i5 germinal an \ll · texte numérisé non relu

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5. Rapport de la municipalité à l’administration centrale, daté du 8 pluviôse an \ II (Archives de l’Yonne).

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V Saint- Georges, dès frimaire an YI, la municipalité rétablissait les fêtes décadaires dans chaque commune du canton. Les fonctionnaires devaient y assister avec leurs familles et les gens à leurs gages (sic). Les décades seraient annoncées au son des cloches, la veille au soir et le jour même à trois reprises : le matin, à midi cl le soir. Les instituteurs étaient tenus d’assister à la cérémonie avec leurs élèves sous peine de destitution1.

Dans le reste du département, les municipalités attendirent, pour réorganiser lecultc décadaire, d’v être invitées par l’administration centrale. Elles n’attendirent pas longtemps. Un arrêté du 17 pluviôse an \ I réglementa les réunions décadaires et les rendit obligatoires2 3. Les administrations municipales devaient nommer chaque année un jury de cinq membres chargé de distribuer des prix et récompenses aux fêtes nationales. Dans chaque commune, deux citoyens seraient nommés clioi'èt/es avec la mission d’organiser les cérémonies :î. Les otliciors municipaux étaient invités à faire élever dans leur canton par la jeunesse patriote un vaste cirque de gazon qui servirait à la célébration des fêtes en été. Les places d’honneur étaient réservées aux militaires blessés et aux vieillards des deux sexes. S’adressant enfin aux particuliers, l’administration centrale leur disait qu’ils feraient un « acte méritoire » en travaillant le dimanche. Les invitations de l’administration centrale furent en général bien accueillies et les fêtes décadaires célébrées avec succès, même dans les campagnes.

A Auxerre, le temple décadaire s’appelait officiellement temple de la Vérité \

A Coulanges-la-Vineuse, un arrêté de la municipalité

1. L’arrêté de la municipalité de Saint-Georges, daté du iô frimaire an VI, se trouve au* Arch. nat. (F'C111 \onnc 8).

2. L’arrêté est publié dans L’ Observateur du 20 pluviôse. O11 en trouve un exemplaire imprimé aux Arch. nat (F*Ctn Yonne 8).

3. Grégoire remarque que l’institution des chorèges fut particulière à l’Yonne (Histoires de Sectes, 1, p. 3oo).

Voir « programme de la fête du 2 pluviôse an ^ Il à Auxerre » (Arch. nat., F’G111 Yonne 8)'.

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